Louise Gagnon, artisane de Bury, qui propose par le biais de son entreprise «Brin d'Elfe» une gamme de produits de soins pour le corps, de poupées en coton et de sacs fourre-tout, vient d'enregistrer sur le cyberespace, un site voué à promouvoir l'achat de ce que conçoivent et produisent nos producteurs québécois. «Je veux redonner la place aux artisans et producteurs du Québec», annonce-t-elle, décidée à ce que ces fabricants en arrivent à vivre des fruits de leurs arts. «Il faut développer la fierté québécoise», ajoute cette femme engagée.
Dans le Haut-Saint-François, La Ferme aux Champêtreries s'est jointe à ce mouvement. Mme Gagnon poursuit ses démarches pour en inscrire plusieurs autres de la MRC qui créent, fabriquent et offrent quelque chose de très bon goût tant dans les créneaux de la production et de la transformation alimentaire que celle qui utilise des matériaux tels le bois, la laine et autres. Les artisans de la province de Québec ne sont pas oubliés puisque le site «Achetons Québec» est conçu pour les héberger tous.
L'instigatrice de la page Web promouvant l'achat de biens du Québec reconnaît que la participation aux différentes expositions et marchés publics ne permet pas à une petite entreprise de faire ses frais. «Ils continuent cependant d'y aller parce que les débouchés autres n'existent pas ou sont rares».
Quelques entreprises commencent à introduire dans leurs inventaires de ces produits purement québécois. À St-Camille, au IGA de Cookshire et à Bury, tous les samedis, plusieurs petits entrepreneurs étalent ce qu'ils ont concocté. La bannière «Achetons Québec» s'étend de plus en plus à Sherbrooke, à Vaudreuil-Soulanges et dans les Laurentides, surtout dans les boutiques-cadeaux.
Comme la production artisanale s'écoule lentement, Mme Gagnon suggère le cybercommerce pour favoriser l'achat de biens québécois. «On a cherché à promouvoir un maximum de produits québécois avec un minimum d'investissement», explique-t-elle. «Ça va bien, nous avons plus de visiteurs sur le Web», constate cette jeune femme d'affaires. Pour elle, les critères de beauté et de diversité sont de mise pour le succès du cybercommerce. Ce qui est proposé pour la vente est en grande partie ou entièrement fruit du travail des artisans du Québec. «Ça ne peut pas être que de la mise en pot», ajoute-t-elle établissant par là un des critères importants de l'artisanat.
En plus de l'utilisation du NET, elle imprime et distribue 3 000 catalogues pour joindre les acheteurs. Le prochain, intitulé «Je visite le Québec», sera disponible sous peu. Elle conclut sur cette remarque «C'est émouvant de voir le talent au Québec».
Louise Gagnon, à son étalage, propose aux clients des produits fabriqués avec amour au Québec.