Reçue par une vingtaine de personnes de la communauté anglophone de Bulwer, secteur de la municipalité de Cookshire-Eaton, Johanne Gonthier, députée libérale de Mégantic-Compton, a remis un chèque de 4 000 $ à Yvon Roy, président de ce Centre communautaire.
Cet argent sera utilisé principalement pour améliorer le Centre communautaire, construire une rampe d'accès pour personnes handicapées et agrandir la porte pour faciliter la circulation des gens. «On s'attend qu'en rendant plus accessible le Centre, plus de personnes, dont la mobilité est réduite, y viendront», mentionnait M. Roy. Rappelons qu'en 1983, Gerald Lowde, Russel Nutbrown, George Pinchin, Roberta Smith, Catherine Lowde, Beverly Nutbrown et Dorothy Shattuck ont fondé le club d'âge d'or de ce magnifique coin de pays. Même Reggy Grace, à 103 ans, fréquente encore ce lieu de rencontre.
La députée s'est empressée d'expliquer la provenance de cette subvention. Outre ce qui provenait de son fonds de support à l'action bénévole, ce qu'il était convenu d'appeler «fonds discrétionnaire», elle a glané d'autres sommes dans d'autres ministères. Les ministres Viens, Thériault, Boulé, Blais et Lessard ont délié les cordons de leur bourse pour compléter l'aide.
«C'est un magnifique endroit que vous avez là pour vous rencontrer, faisait remarquer Mme Gonthier, il doit être utilisé au maximum», sous-entendant que les plus jeunes pourraient en profiter, souhait endossé par M. Roy. Pour l'instant, des aînés se rencontrent pour des parties de cartes qu'ils prolongent souvent d'un souper. Ils viennent de loin pour s'amuser: Bury, Dudswell, Lennoxville, etc.
Agréablement surpris par l'importance du montant reçu, M. Roy avouait qu'il «ne s'attendait pas à une telle somme». Il rappelait qu'à cette subvention s'ajoutaient 2 600 $ de dons provenant de personnes de la communauté anglophone, en particulier, celui de 2 000 $ de George Pinchin, un des Home child arrivé au début du siècle qui s'était installé dans ce patelin.
Mme la députée, pour justifier la distribution des subventions provenant des fonds de support à l'action bénévole, expliquait: «Les groupes font des demandes parce qu'ils savent où cet argent aura le plus d'impact. Je suis aussi dynamique que nos gens en répondant à leurs attentes».