Organisée par l'Union des producteurs agricoles (UPA), la visite de la Ferme Fontabel de Weedon a remporté un vif succès. Quelque 450 personnes et familles ont profité de l'événement pour découvrir les nouvelles facettes de la gestion d'une telle entreprise.
Les enfants étaient au rendez-vous pour voir ce qu'est une vache et vérifier l'environnement dans lequel elle évolue. D'autres encore sont venus mesurer les progrès technologiques qui régissent le fonctionnement de l'industrie laitière contemporaine pour les comparer à ce qu'ils avaient connu «dans le temps».
Louise Bellavance, Sylvain, Maude et Maxime Fontaine, tous les quatre actionnaires, composent les 4e et 5e générations qui gèrent la Ferme Fontabel. Sise dans le 4e rang, cette exploitation agricole a subi bien des transformations depuis la fin des années 1800. Vers les 1940, l'étable et la laiterie étaient séparées. «Mon père devait marcher le dos au mur pour aller porter les chaudières de lait dans les bidons», racontait Maude, la plus jeune de la famille.
En 1981, Louise Bellavance et Sylvain Fontaine achètent la ferme. Ils construisent en 1992, une vacherie à stabulation entravée. Quatre ans plus tard, le couple fait ériger un premier silo. En 1999, ils investissent dans une étable pour les taures. Les propriétaires installent en 2002 un deuxième silo à ensilage. Ils en profitent pour agrandir leur propriété et en 2004, Maxime devient actionnaire de l'entreprise. En 2008, les acquisitions se poursuivent.
C'est en 2010 que les copropriétaires gravissent un autre échelon très important: les laitières vivent dorénavant dans un bâtiment conçu pour la stabulation libre. Les bêtes jouissent de 128 logettes où elles se reposent au sec. Deux robots traient leur lait sans intervention humaine (ou presque). Un autre voit à répartir équitablement la nourriture. Trois différents se chargent de garder le plancher propre en tout temps.
Le troupeau composé de soixante Holstein fournit une bonne partie des revenus de la ferme. Les actionnaires souhaitent doubler leur production en achetant autant de vaches et le quota correspondant. «Acheter du quota pour le lait est difficile, admet Maude, mais nous comptons en avoir suffisamment pour rencontrer nos projets d'expansion».
Autre spécificité de la ferme, les copropriétaires font partie de la Coopérative d'utilisation de matériel agricole de Weedon (CUMA). Ce genre de coopération entre fermiers permet, selon des conditions clairement établies, de partager les coûts d'achat et d'utilisation d'équipements très dispendieux. Ainsi installés, les actionnaires participent aux tâches équitablement. Même Maude qui termine sa 5e secondaire n'hésite pas à mettre la main à la pâte et l'épaule à la roue.