Troisième de la génération, Marc Beaudoin, copropriétaire et directeur chez Confections Troy de Weedon, confirmait avec fierté l'entente de partenariat en parts égales, conclut avec Alain Bergeron, propriétaire de Technofil de Laurierville. Les deux entreprises oeuvrent dans le domaine de la confection depuis plus de 30 années. «Cette association, confie M. Beaudoin, permettra à la manufacture d'accéder à de nouveaux réseaux de clients et de maintenir une production annuelle stable. De plus, elle a réussi à diversifier ses ventes en dehors du Québec».
Les entrepreneurs se sont spécialisés dans la fabrication d'uniformes, particulièrement dans les pantalons, fabriqués entièrement au Québec. Sans négliger ceux des écoliers, Confections Troy fabriquent, à partir de fibres particulières comme le Kevlar et le Nomex, entre autres, des pantalons pour les policiers et les ambulanciers. Pour les travailleurs en fonderie, les pompiers et autres, l'entreprise en produit d'autres qui sont ignifuges. S'ajoutent à cette gamme, les vêtements conçus pour le milieu hospitalier et des entreprises de transport qui sont durables et faciles d'entretien, le tout, gradé comme du «sur mesure».
L'atelier de couture se décrit comme dynamique et à la fine pointe de la recherche. On a mis au point une ceinture extensible qui améliore le confort de celles et ceux qui les portent. «La Ville de Thetford Mines en a acheté à ses policiers qui les apprécient beaucoup», explique M. Beaudoin en démontrant l'élasticité de la taille.
Entre 2005 et 2008, l'entreprise devait fermer ses portes pendant près de 30 semaines faute de contrats à exécuter. «Depuis qu'elle travaille sur de nouvelles stratégies d'affaires, elle n'a fermé qu'une ou deux semaines par année», rapporte en s'en réjouissant le directeur.
L'entreprise Confections Troy, fondée en 1945, emploie 48 employés, leur versant en moyenne un million de dollars en salaire. «C'est l'un des rares manufacturiers à survivre à la concurrence asiatique, et cela, en fabriquant entièrement ses produits au Québec», affirme le copropriétaire.
Sur ce sujet, M. Beaudoin faisait remarquer que les coûts reliés à la fabrication de biens de consommation dans les quelque 150 pays où se trouvent les «sweat shop» (ateliers de misère, selon Wikipédia) tendaient à croître. Les salaires augmentent, le transport coûte de plus en plus cher. «Souvent, les tissus utilisés sont de moindre qualité et mal cousu», démontre le chef d'entreprise.
M. Beaudoin promeut ses employés les décrivant comme fidèles et expérimentés et possédant une bonne formation. Dotés d'outils à la fine pointe de la technologie, «ils savent s'adapter à la production des différents modèles tout en travaillant avec précision et minutie», explique-t-il.
Confections Troy offrent des prix compétitifs et un délai rapide de production, tant pour les vêtements de protection que les pantalons de sécurité avec ou sans poches cargo et même des bermudas.