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  JOURNAL LE HAUT-SAINT-FRANÇOIS / Actualité

Myriam Sainson dit que les citoyens ont été trop loin

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Pierre Hébert Par Pierre Hébert
pierre@journalhsf.com
Jeudi 6 octobre 2011

Myriam Sainson, résidante de Scotstown, s'étant présentée à plusieurs reprises depuis 2001 au poste de conseillère municipale et à deux occasions pour le siège de maire, et battue à chaque fois, s'insurge contre une lettre lui ayant été adressée qu'elle qualifie de haineuse et discriminatoire. La missive signée par 173 personnes l'invite même à quitter la ville.

Mme Sainson dit avoir reçu le document le matin même de la fin de la période de mise en candidature pour le poste de maire de Scotstown, le 26 août dernier. «C'est une pétition de haine et discriminatoire. C'est une violation grave de la charte des droits et libertés de la personne. Je pense que cette fois, ils ont été trop loin. Les gens ont signé vite sans penser aux conséquences». Mme Saimson mentionne étudier présentement les recours légaux qu'elle peut entreprendre.
Sur le document, on peut lire «Nous, citoyens et citoyennes de Scotstown, exigeons que vous cessiez votre harcèlement écrit et verbal auprès des personnes que nous avons élues et des citoyens et citoyennes de cette ville. Vous devriez savoir qu'une majorité de citoyens et citoyennes ne veulent rien savoir de vous comme conseillère municipale et encore moins comme mairesse». La dernière phrase de la lettre stipule «veuillez vous gouverner en conséquence ou quitter Scotstown. L'harmonie renaîtra dans la ville». «J'ai reçu cette lettre dans le but de m'intimider. Ce que les gens ne savent pas, c'est que ça fait un an que j'ai pris la décision de ne plus me présenter aux séances du conseil municipal. Pourquoi on ne veut pas que je me présente comme candidate? J'ai le droit d'exercer mes droits démocratiques, de critiquer l'administration municipale et dénoncer ce qui me paraît illégal. Je suis pour la loi. Les élus ne sont pas capables d'apprendre et appliquer la loi», d'insister Mme Sainson.

L'intervenante mentionne avoir créé des choses comme le marché public et s'être impliquée dans la société de développement. Elle croit être victime de discrimination au niveau de sa personnalité. Outre l'étude de procédures judiciaires, Mme Sainson a la ferme intention de pousser le dossier plus loin. «Je veux dénoncer ça au national, je veux aller aux Nations Unies, je veux leur démontrer qu'il y a encore des villages qui n'ont pas évolué depuis les années cinquante. Il y a une mentalité très fermée qui ne veut pas qu'on dénonce quoi que ce soit».

Précédemment la lettre reçue à son domicile, Mme Sainsom avait dénoncé, au cours du mois de juillet, plusieurs points lui paraissant des agissements illégaux ou douteux de la part de l'administration municipale dont celui d'avoir payé une facture de 80 $ à un traiteur ne possédant pas de licence, celui d'avoir adopté une résolution qu'elle qualifie d'illégale concernant une collecte de levée de fonds à l'occasion de la Semaine rose et autres pour un total de sept manquements. Elle réclamait, à ce moment, la démission de la mairesse en poste, Johanne Prévéreau.

Enfin, Mme Sainson dit bien haut «je veux qu'on me laisse en paix. Je veux qu'on me laisse exercer mes droits politiques à l'hôtel de ville. Je n'empêche pas les autres d'exercer leur droit». La citoyenne dit avoir de très bonnes relations avec le gouvernement provincial et ajoute croire que les citoyens ont peur de cette proximité avec les autorités provinciales.


Photo :
Myriam Sainson estime que les citoyens ont été trop loin en signant une pétition lui demandant pour ainsi dire de rentrer dans le rang ou de quitter la ville.


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