Invités à participer aux activités de la semaine de la persévérance, les élèves de la Cité-école Louis-Saint-Laurent ont très bien répondu. Conférences, séances d'improvisation, capsules enregistrées par des athlètes et des artistes, et la rencontre avec le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu ont permis à de nombreux élèves de recharger leur pile pour affronter les deux dernières étapes de leur parcours scolaire 2010-2011.
Grâce aux activités qu'organise le comité de lutte contre le décrochage scolaire depuis quelques années, le nombre de jeunes qui quittent avant terme la Cité-école diminue. «Tous les efforts que nous avons mis en place pour favoriser la persévérance scolaire commencent à porter leurs fruits», déclare fièrement M. Claude D. Giguère, directeur de l'institution. Renchérissant sur le sujet, il mentionne que ce fléau, dans l'univers estudiantin du Haut-Saint-François, est passé de 45 % à 21,5 %, ce qui équivaut à la réalité québécoise. «D'ici deux ans, nous visons le seuil de 20 %», prévoyait-il confiant.
«Plusieurs facteurs influencent la persévérance scolaire», expliquait Michel Descheneaux, directeur adjoint. Arrive en tête du classement le niveau de dépression de l'élève qui se manifeste par de la tristesse, une perte d'énergie, un sentiment de culpabilité, une faible estime de soi. Il soutenait: «Nous allons porter une grande attention à cet élément pour venir en aide le plus tôt possible aux étudiants pressentis en mettant en œuvre les facteurs de protection». Développer la maîtrise de soi, s'apprécier et avoir foi en ses capacités contrent le vague à l'âme écrasant. Avoir des amis et entretenir des liens de confiance avec un adulte significatif contribuent à repousser le décrochage.
La conférence «Solidaire pour la vie» s'adressait aux élèves de deuxième cycle. Le thème proposé gravitait autour de la «persévérance psychologique». Mardi, des biscuits chinois, cuisinés aux Cuisines collectives, furent distribués. Les messages qu'ils contenaient avaient été écrits par les étudiants de la Cité. Par la suite, d'autres ont été offerts aux écoliers de La Patrie et Scotstown. Plus tard, les Bleus de la ligue d'improvisation de la Cité ont livré une chaude lutte aux «Skittles épicés», nouvelle troupe de théâtre-midi, supervisée par Alexis Dalpé. Les thèmes portaient sur la ténacité.
Adam Desmarais, ancien de la Polyvalente, s'est produit dans un «one man show» gravitant toujours autour du même sujet. Les étudiants ont eu la chance de rencontrer un footballeur du Vert et Or de Sherbrooke. Jérémi Doyon-Roch, considéré comme joueur par excellence du Québec, a lui aussi insisté sur l'assiduité.
Les municipalités, en collaboration avec les Caisses populaires Desjardins, ont profité de cette semaine pour adresser une lettre aux élèves qui vivent dans leur milieu, les invitant à venir, en septembre ou octobre prochain, chercher leur bourse.
Treize personnes du Haut-Saint-François ont enregistré des messages qui ont été véhiculés par interphone, pour promouvoir la persévérance.
Le théâtre Parminou a présenté aux étudiants de 1re à 4e secondaire une pièce pour souligner l'importance de l'engagement.
L'évènement marquant de la semaine fut, sans conteste, la visite de l'honorable Pierre-Hugues Boisvenu, sénateur, récemment nommé par le Premier ministre du Canada, Stephen Harper. Sa conférence, écoutée avec une attention toute particulière, offrait comme message, la constance devant l'adversité, tout en découvrant qui nous sommes réellement, tout en visant ce que nous pourrions être. «Nous sommes seuls responsables de nous-mêmes et de ce que nous serons plus tard», affirma-t-il.
Il a insisté sur le fait de briser le silence. «Personne ne devrait se refermer sur soi. Nous devons contrôler tout notre pouvoir et refuser la soumission. Quand nous nous taisons, nous donnons aux autres le pouvoir de gérer notre vie». Ces maîtres mots, il les a martelés aux étudiants, à travers le récit de la mort de ses deux filles, Julie, victime d'un tueur sadique et Isabelle, d'un accident d'automobile.
Le sénateur Boisvenu a ensuite rendu visite aux élus du parlement de la Cité-école. Il leur a résumé l'histoire du Sénat et décrit les responsabilités et les horaires de travail chargés qui viennent avec le titre. Le processus de sélection a retenu l'attention des élèves, confrontés qu'ils étaient, pour la première fois, à la réalité sénatoriale: «Une partie des sénateurs sont choisis pour leur allégeance politique par le Premier ministre du Canada. D'autres le deviennent pour avoir travaillé fort au financement du parti au pouvoir en organisant des campagnes de souscription. Un dernier groupe, ajoutait-il, est choisi en fonction des causes que les individus défendent».
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Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu a suscité l'intérêt de son auditoire.