Passionnées de bénévolat
Elles disent retirer beaucoup plusque ce qu'elles donnent
Qu'est-ce qui unit Florence Fréchette de Bury, Suzanne Duranleau de St-Isidore-de-Clifton et Louise Lacroix de Weedon? L'amour du bénévolat. Depuis plusieurs années, ces femmes donnent généreusement de leur temps pour venir en aide aux gens de leur milieu et stimuler l'ensemble de la communauté. Impliquées, entre autres, au sein du Centre d'action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François, ces bienfaitrices n'ont pas l'intention de s'arrêter au contraire.
Mais qu'est-ce qui peut bien les inciter à donner de la sorte sans rien recevoir en retour? Ces femmes ne sont pas d'accord avec la dernière insinuation. Elles disent recevoir beaucoup plus que de l'argent. «On reçoit bien plus que ce que l'on donne. Voir un sourire chez une personne malade, sentir la gratitude pour un service rendu, c'est valorisant», d'exprimer les trois bénévoles.
Solidement impliquée dans son milieu que ce soit comme marguillère, membre du comité de pastorale, première catéchète, Suzanne Duranleau, aidante naturelle et membre du groupe «Une pensée pour toi», avoue s'être enrichie par son implication. «Je dirais que je suis aujourd'hui mieux outillée. J'ai appris plein de choses. C'est peut-être égoïste de ma part, mais j'ai besoin d'être entourée et je n'ai jamais été déçue». En plus de participer à l'organisation de diverses fêtes au sein de l'organisme «Une pensée pour toi», Mme Duranleau s'implique auprès de la Table de concertation des aînés du Haut-Saint-François. «Moi, j'aime ça donner de l'information, faire la promotion des conférences, de sortir les gens de l'isolement».
Nicole Fréchette, d'origine américaine et domiciliée à Bury depuis de nombreuses années, mentionne que les États-Unis ont tendance à laisser les aînés livrés à eux-mêmes. «Ici (au Québec), on essaye de maintenir les gens à domicile». Cette bénévole, parfaitement bilingue, s'implique autant auprès de la communauté anglophone, francophone, des jeunes pour les loisirs que pour les aînés notamment par le biais du club «Bury Sunrays». «J'aime travailler avec les gens. Je fais de l'accompagnement de transport pour aller porter et ramener les gens lorsqu'ils ont des rendez-vous. J'organise aussi trois fêtes par année pour les personnes aînées avec le club «Bury Sunrays». Impliquée auprès du CAB depuis une vingtaine d'années, Mme Fréchette a même occupé le poste de présidente de l'organisme pendant une certaine période.
Louise Lacroix s'est découvert une passion pour les chiffres et met cet avantage au service de la communauté en offrant bénévolement ses services dans le cadre des cliniques d'impôt. «Moi, j'ai toujours aimé les chiffres et lorsque j'ai entendu parler de ces cliniques, j'ai été voir. J'ai tellement aimé que c'est comme une drogue. Chaque printemps, j'attends les cliniques d'impôt. J'aime travailler en équipe, les échanges entre les personnes. C'est le fun de voir le sourire des gens lorsqu'ils te demandent pour leur déclaration d'impôt combien je te dois et que tu ne dis rien, c'est gratuit».
Par leur visage qui s'illumine lorsqu'elles parlent de bénévolat, il est évident que ces femmes retirent quelque chose de leur implication bénévole. «Je pense que ça nous garde jeune de faire du bénévolat», d'exprimer Mme Fréchette. Si tu n'as jamais fait de bénévolat, tu ne peux pas comprendre ce que ça rapporte personnellement», d'ajouter Mme Duranleau. Quant à Mme Lacroix, elle souhaite transmettre ce goût auprès de sa fille qui la regarde déjà avec un intérêt.
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Nous retrouvons de gauche à droite Louise Lacroix, Florence Fréchette et Suzanne Duranleau. Toutes trois tiennent des objets présentant d'autres services offerts par le CAB. On y retrouve bien entendu des formulaires d'impôts pour les cliniques, la trousse R.A.P.I.D.+OR et la Popote roulante.