Une centaine de personnes ont répondu à l'appel lancé par Jacqueline Ponton, présidente de l'Entourlaine et Lorraine Corriveau, présidente de l'Association féminine d'éducation et d'action sociale (AFÉAS), pour souligner le 10e anniversaire de la Journée du travail invisible.
La rencontre se tenait à la salle des Chevaliers de Colomb à East Angus.
Ces femmes et ces hommes d'East Angus ont participé au déjeuner-causerie lors duquel, ils ont pu entendre la réflexion de Mme Corriveau, intitulée «Le courage de réussir». Colette Dumais, vice-présidente de l'AFÉAS Estrie, a souligné l'importance de reconnaître le travail invisible et de le promouvoir auprès des gouvernants, particulièrement à l'occasion du 10e anniversaire. «La reconnaissance du travail invisible ou non rémunéré, effectué en majorité par les femmes comme mère et aidante, constitue le dossier de fond de l'AFÉAS depuis 40 ans», rappelle Mme Dumais.
France Bonsant, candidate à la députation pour le Bloc Québécois dans Compton-Stanstead, Martha Lévesque, attachée politique de Johanne Gonthier, députée provinciale libérale pour Mégantic-Compton, et Maxime Robert, maire suppléant de East Angus, ont pris la parole à tour de rôle pour insister sur l'importance de cette journée.
La reconnaissance de la valeur du travail invisible, s'il était payé, assurerait l'équité entre les personnes et réduirait la pauvreté. En 1995, l'ONU estimait à 11 000 milliards de dollars sa valeur à travers le monde. Pour le seul Canada, en 1992, on l'évaluait à 374 G$ soit à 54 % du produit intérieur brut.
Selon les données statistiques de 1996, au seul chapitre des soins accordés aux enfants, les femmes y consacrent quelque 53,5 h/sem tandis que les hommes s'en occupent pendant 26,7 h/sem. Dans la revue «Femme d'ici» du printemps 2011, Lise Girard critique sévèrement la décision du gouvernement conservateur de Stephen Harper de devoir répondre obligatoirement au formulaire de recensement court et de ne plus avoir cette exigence pour le long. «En fait, ce questionnaire long est remplacé par l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) dont toutes les questions sur le travail invisible ont été retirées», proteste-t-elle.
Les organisatrices de la journée ont rendu un vibrant hommage à Lorraine Bouffard et Rachel Bédard, deux religieuses fort impliquées à East Angus. Ces deux femmes, qui ont consacré leur vie à l'enseignement, se sont réorientées dans le bénévolat à leur retraite. Elles se sont engagées dans les activités bénévoles comme la visite aux malades, la chorale, l'animation à la Vie montante, la mission Partage Pérou au sein de la Pastorale de la paroisse Notre-Dame-de-la-Garde. «Permettez-moi de vous dire un immense merci, en mon nom et au nom de toute la communauté d'East Angus pour tout ce travail invisible que vous avez accompli et qui a une valeur inestimable, reconnaissait Mme Ponton.
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Nous retrouvons à l'avant de gauche à droite Colette Dumais, vice-présidente de l'AFÉAS Estrie, les religieuses Rachel Bédard et Lorraine Bouffard ainsi que Jacqueline Ponton, présidente de l'Entourlaine. Dans le même ordre à l'arrière France Lebrun, directrice générale du CAB, Martha Lévesque, attachée politique de Johanne Gonthier, France Bonsant, candidate du Bloc Québécois de Compton-Stanstead, au moment de la prise de photo, et Maxime Robert, promaire de East Angus.