Le projet de loi C-343 piloté par France Bonsant, députée bloquiste de Compton-Stanstead, en arrive à l'étape ultime, celle du vote final. Quand cette loi sera adoptée, les victimes d'actes criminels recevront du support pour passer au travers de l'horreur qu'elles ont vécue.
Ce projet cherche à venir en aide à ces victimes en permettant «aux proches des victimes d'actes criminels de s'absenter du travail pour un maximum de 104 semaines tout en conservant leur emploi» et de recevoir de l'assurance-emploi pour une période allant jusqu'à 52 semaines. Les conséquences psychiques, physiques, et sociales sont importantes et nuisent à la poursuite des activités normales de la famille.
Malgré l'opposition carabinée des conservateurs, qu'elle déplore amèrement, elle se réjouit de l'avancement de son «bill». «Ce dernier représente pour moi l'aboutissement d'un combat qui dure depuis 4 ans», rappelle-t-elle.
Même si Stephen Harper, premier ministre du Canada, «estime que les lois ont été écrites en accordant la priorité aux criminels et non aux victimes», il incite l'opposition à adopter ses projets de loi, «notamment celui visant à durcir les peines pour les jeunes contrevenants» et à encadrer davantage l'octroi de pardons plutôt que d'aider les familles.
Mme Bonsant déplore cette attitude partisane des conservateurs. Ils «manquent de respect envers les familles. Ils font de la petite politique en refusant de m'appuyer uniquement parce que mon projet de loi n'émane pas de leur gouvernement», explique-t-elle. Elle ajoute que depuis 2006, ils promettent un plan d'aide aux familles, mais rien n'est fait! «Alors qu'ils ont la chance de venir en aide aux familles des victimes, le gouvernement choisit de les ignorer».
Nonobstant l'opposition, le projet C-343 a franchi l'étape qui le mène à la dernière lecture avant son adoption. L'Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD) et l'Association québécoise plaidoyer-victimes (AQPV) et tous les membres des partis d'opposition à Ottawa l'appuient avec ferveur.