La MRC du Haut-Saint-François recevra sous peu une aide financière de 54 270 $ pour réaliser un premier inventaire des émissions de gaz à effet de serre (GES) et préparer un plan d'action pour les réduire.
Cette somme provient d'une enveloppe globale de 10 M$ du programme Climat municipalités, issu du Plan d'action 2006-2012 sur les changements climatiques. C'est ce qu'annonçait Line Beauchamp, ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, accompagnée par Johanne Gonthier, députée libérale.
La ministre se disait heureuse que, pour la première fois, dix municipalités se donnent la main pour diminuer leurs GES, et qu'elles s'associent pour adopter un plan d'action pour les réduire, dès que les informations fournies par le recensement seront disponibles. La recherche portera sur les gaz identifiés par le Protocole de Kyoto et les volumes seront évalués pour chacun d'eux séparément.
Trois secteurs d'activités seront particulièrement visés: les activités municipales, le secteur des matières résiduelles et le transport routier sur l'ensemble du territoire des municipalités participantes. «En adhérant au programme Climat municipalités, la MRC du Haut-Saint-François vient appuyer les efforts du gouvernement du Québec dans la lutte contre les changements climatiques», déclarait Mme Beauchamp.
Les investissements qui seront utilisés pour en arriver à réduire les GES «engendreront des économies, tant pour l'administration municipale et les entreprises que pour les citoyens», mentionnait la députée Johanne Gonthier.
Le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4), entre autres, seront ciblés par cette recherche. On les traquera sur tout le territoire, avec d'autres, dans les émissions directes (émission de dioxyde au bout des silencieux des autos ou camions), les émissions associées (comme celles émises par les lieux d'enfouissement technique (LET)), et les autres provenant des installations (système de traitement des eaux) et des bâtiments municipaux. L'étude tiendra compte aussi des émissions de GES provenant de l'agriculture. Dès à présent, pour les constructions publiques, les responsables suggéreront d'intégrer des matériaux alternatifs, moins sujets à émettre des GES.
L'objectif de réduction de 20 % des GES portera sur les dix prochaines années. Un suivi se fera au bout de 5 ans pour vérifier si les actions prises seront suffisantes pour atteindre le but fixé. En ce qui concerne les GES, la mise à jour des informations et des résultats sera annuelle pour dresser un tableau qui décrira le plus justement possible la réalité des émissions rejetées dans l'atmosphère.