La ministre responsable des Ainés, Marguerite Blais, profitait de son récent passage à East Angus pour promouvoir deux missions qui lui tiennent à cœur. L'amélioration de la qualité de vie chez les aînés et l'encouragement à être plus actif sont l'essentiel du message qu'elle a livré.
Mme Blais fut reçue à l'hôtel de Ville d'East Angus par le maire Robert G. Roy et la conseillère, Lyne Boulanger. Johanne Gonthier, députée provinciale, accompagnait la ministre.
Depuis trois ans, la ministre responsable des Aînés s'est fixé comme objectif de faire en sorte que le gouvernement fédéral alloue automatiquement le Supplément du revenu garanti aux personnes âgées sans que celles-ci aient à le demander. Mentionnons qu'il y a quelques années, la Fédération de l'Âge d'Or du Québec (FADOQ) était montée aux barricades sur ce sujet.
Mme Blais réitère sa promesse de tout mettre en œuvre pour contrer les accidents et autres incidents qui se produisent dans les maisons de retraite et les CHSLD qui regroupent les personnes en perte d'autonomie. Pour réaliser cet objectif, elle a dévoilé à Québec, en juin dernier, un plan d'action qui contient 40 mesures, dont celles de rehausser la vigilance par rapport à la maltraitance, de renforcer le continuum de services concertés qui tiendront compte de la prévention, du dépistage et des interventions dans le cas des malversations faites contre les aînés, etc.
Pour la ministre, il est essentiel de poursuivre la sensibilisation sur la protection des aînés auprès de la population. La diffusion d'outils pour contrer la négligence qui influe sur leur qualité de vie doit se poursuivre. Elle veut renforcer les lois du Code du bâtiment dans l'optique de la prévention.
«Assurer la sécurité et la qualité de vie des aînés est un fait collectif, rappelle la ministre. Ce n'est pas spécifiquement réservé au gouvernement», ajoute-t-elle. Tous les incidents et accidents qui arrivent aux aînés en perte d'autonomie doivent être déclarés à la famille, et tous les décès doivent être confiés à un médecin légiste qui en analysera les causes.
L'autre préoccupation de la ministre Blais porte sur l'utilisation du potentiel des aînés. Ces personnes représentent une force pour le Québec. «Avec l'amélioration des soins de santé, constate Mme Blais, il n'est pas rare de voir des personnes, qui ont pris leur retraite à 55 ans, continuer à être actives pendant un autre 25 ans, soit l'équivalent de leur vie professionnelle antérieure».
La province ne peut se passer de leurs compétences, de leurs expériences et de leurs connaissances. Elles sont essentielles pour assurer le plein développement économique, social et culturel du Québec. D'ici 2012, plus de 700 000 emplois seront à combler en raison de la croissance économique et des départs à la retraite. Permettre de poursuivre une carrière après l'âge de la retraite serait une proposition gagnante.
Dans un effort de sensibilisation particulier à la cause des aînés, Mme Blais rappelait qu'il existe un programme de «municipalités amies des aînés». Ces cités et villages se préoccupent particulièrement de leur qualité de vie en aménageant dans des endroits déjà visités, certains équipements. Elle citait en exemple l'installation de bancs publics le long de sentiers de randonnées, la synchronisation des feux de circulation dans les grandes villes, l'ajout de sanitaires sur des lieux publics, etc. Toutes ces améliorations viennent faciliter la fréquentation de ces endroits par les aînés.
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Marguerite Blais au centre signe le livre d'or de la municipalité. Elle est entourée à gauche de Johanne Gonthier et Lyne Boulanger. Robert G. Roy l'encadre à droite.