Plus de 1100 enfants et adultes se sont déplacés dernièrement pour visiter les deux fermes de la MRC du Haut-Saint-François qui avaient ouvert les portes de leur entreprise dans le cadre des Visites à la ferme organisées par l'Union des producteurs agricoles (UPA). Dès midi, plus de 450 personnes avaient été dénombrées. La Ferme le Sabot d'or SENC offrait la chance de caresser les chevaux et de voir les cerfs rouges, entre autres. L'autre, appartenant à Léopold et Christian Roy, donnait accès à la bergerie.
Cette initiative de l'UPA se voulait un moment privilégié pour démystifier l'industrie, ses animaux, sa production et l'outillage utilisé, auprès des gens qui ne sont pas familiers avec l'agriculture du Québec, dans son sens le plus large. Non! le lait ne provient pas du supermarché...
C'était agréable de regarder les frimousses des enfants qui donnaient des croquettes de pommes aux chevaux de la Ferme le Sabot d'or, propriété de Christiane Richard et de Gervais Therrien. Et encore plus de les voir s'extasier devant les cerfs rouges qui, à l'occasion, venaient quémander un peu de maïs. Les parents aussi ont été charmés par la beauté des animaux, les techniques et les outillages utilisés pour travailler dans cette entreprise. Simon, le fils des propriétaires, et quelques dames parmi la vingtaine de bénévoles, ont préparé des bouchées pour annoncer des aliments que M. Therrien, boucher de métier, concoctera sous peu.
À la ferme de Léopold et Christian Roy, ce sont les moutons qui ont impressionné les visiteurs. Dès l'entrée, les curieux se faisaient expliquer l'art de la charcuterie avec des tripes provenant du porc ou des ovins. Le fait de démystifier l'utilisation du boyau synthétique ou animal en a rassuré plus d'un, qui dorénavant pourra exercer un choix éclairé. Par la suite, tant les bébés que les adultes devaient assujettir à leurs chaussures des bottillons de plastique pour éviter de contaminer la bergerie en entrant accidentellement des bactéries qui y auraient été attachées. Ah! les beaux agneaux, les douces agnelles... Quant aux boucs! Puis l'expérience de la tonte du mouton a tenu en haleine bien des enfants. Là aussi, une vingtaine de bénévoles ont assuré le succès de la journée.
Les agriculteurs, maraîchers et éleveurs produisent près de 33 % de l'alimentation qu'on retrouve sur nos tablettes, affirme Mme Hélène Benoît, directrice des communications et de la vie syndicale à l'UPA. Pour leur part, les distributeurs québécois achètent quelque 50 % de la production provinciale. Cependant, fait-elle remarquer, on ne peut pas tout trouver chez nous, il reste bien des jus d'orange, entre autres, qu'il faut aller chercher ailleurs.