Richard Tanguay, président de la Société d'aide au développement de la collectivité (SADC) du Haut-Saint-François, peignait un tableau positif des activités de la société pour 2009-2010. «Le fait de prendre le virage du développement durable (DD) constituait l'avancé majeur de l'organisme de développement», a-t-il avancé.
En janvier dernier, la SADC lançait l'ÉcoPrêt PME faisant en sorte qu'elle devenait selon lui, «LE partenaire des entrepreneurs les plus dynamiques sur le plan environnemental». Autre motif de réjouissance, malgré le contexte difficile, le service-conseil de la Société a permis à plus d'une entreprise de rester à flot.
Guy Boulanger, responsable des finances et membre du C.A. de la SADC, a insisté sur les partenariats que la SADC a renforcés. Entre autres, il soulignait l'importance des liens tissés avec la Société locale d'investissement pour le développement de l'emploi (SLIDE) de la MRC. De même, il reconnaissait que ceux établis avec la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC) et avec Investissement Québec portaient de bons fruits. Malgré tous les efforts pour poursuivre la croissance des investissements comme durant les années 2006 et 2009, la SADC a connu une décroissance de 24 %, ce qui équivalait à un manque à gagner de 256 000 $. Il faisait cependant remarquer que le volet financement jeunesse avait, pour sa part, crû de 18 %, soit un gain de quelque 100 000 $. Ce phénomène, rappelait-il, a été causé par la baisse des taux d'intérêt qui ont fléchi considérablement. Cependant, cette chute n'affecte en rien le fonctionnement de la Société. Malgré tout cela, les fonds engagés ont généré quelque 9,3 M$ d'investissement soit, toutes proportions gardées, pour chaque dollar investi par la SADC, un déboursé de 26 $ de la part de l'entrepreneur.
Jean-Pierre Gouin, conseiller en développement durable a résumé les démarches qui ont fait et vont faire de la SADC un partenaire engagé dans le DD au plus grand profit des entreprises qui s'engageront dans cette voie. Il a rappelé que les 4 SADC de l'Estrie ont investi 98 000 $, auxquels se sont ajoutés 28 000 $ provenant d'Emploi-Québe et 100 000 $ de la Conférence des élus de l'Estrie (CRÉE). Moyennant une modeste participation de 500 $ de la part de l'entrepreneur, le conseiller diagnostiquera les forces et faiblesses d'une entreprise pour proposer des solutions écologiques tant sociales qu'économiques. Ces démarches sont destinées à améliorer la santé financière, environnementale et humaine de l'entreprise.
Pour 2010-2011, les administrateurs et le personnel visent à renforcer le sentiment d'appartenance à la région pour en augmenter le potentiel de développement. L'innovation dans les pratiques d'entreprises au sein des sociétés et des communautés sera mise sur la sellette. On veut soutenir les projets où les nouvelles technologies et initiatives auront un impact positif. La préoccupation de garder les jeunes sur place en leur donnant des moyens et un coup de main va prendre beaucoup d'espace. Dans le même ordre d'idée, la SADC va favoriser le développement entrepreneurial et le développement durable. Toutes ces actions devraient la démarquer et en faire un acteur reconnu comme incontournable dans le développement économique.
Danielle Simard, directrice générale de la SADC, mise sur le développement durable. «Les budgets y sont. Deux conseillers en développement durable sont embauchés», fait-elle remarquer. Pour promouvoir le DD, elle conviera sous peu les entrepreneurs à une rencontre d'information. Elle se propose d'initier bien des activités pour sensibiliser les gens potentiels, parce qu'elle y croit au développement durable.
Photo :
Danielle Simard, directrice générale de la SADC, et Richard Tanguay, président de l'organisme.