Réunis en conseil des maires, la semaine dernière, les élus de la MRC du Haut-Saint-François n'ont posé aucune objection à ce que la Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke se met en ligne afin d'obtenir une subvention pour le projet de biométhanisation des matières compostables.
La préfet de la MRC, Nicole Robert, également membre de la Régie a présenté succinctement les raisons motivant la démarche de l'organisme. Toutefois, si les élus ont donné leur appui, il demeure néanmoins certaines craintes particulièrement au niveau financier. Céline Gagné, mairesse de Lingwick, et d'autres collègues, voulaient être certains que les projets de la Régie quels qu'ils soient n'entraînent aucun impact financier pour les municipalités notamment pour le coût de la tonne acheminée au LET.
Se voulant rassurante, M. Robert ajoute «en donnant l'aval, on ne s'engage à rien. Seulement à se mettre en ligne pour obtenir une partie du lot de subventions». Mentionnons que le «Programme de traitement des matières organiques par biométhanisation et compostage» met à la disposition des municipalités, une enveloppe de 650 millions de dollars et est présentement en vigueur jusqu'au 30 septembre 2013. Ce programme vise le double objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et de réduire la quantité de matières organiques destinées à l'élimination.
Or, l'étape préliminaire au dépôt officiel de la demande d'aide financière par la Régie consiste à déposer au MDDEP un Plan d'affaires joint au formulaire de demande d'aide financière. Or, le plan d'affaires vise à indiquer au MDDEP l'envergure de l'enveloppe budgétaire à réserver pour le projet présenté par la Régie intermunicipale.
Le projet vise notamment à transformer les matières putrescibles en biogaz pouvant servir de carburant à des autobus et des véhicules municipaux conçus à cette fin. On y projette entre autres de construire une usine de biométhanisation, adjacente au lieu d'enfouissement technique de Bury, qui commanderait approximativement 72 millions $. À cela s'ajouterait une chaîne de tri des déchets, qui nécessiterait un investissement évalué à 55 millions $ pour une enveloppe globale de 127 millions $.
Le programme d'aide financière est en force depuis novembre dernier. Mme Robert disait n'avoir aucune idée des sommes déjà engagées sur l'enveloppe de 650 M$. Cependant, elle insiste sur l'importance de se mettre rapidement en ligne pour obtenir un appui financier. «Nous travaillerons avec le montant de subvention reçu», de conclure la préfet de la MRC du Haut-Saint-François. Mentionnons que le conseil municipal de Sherbrooke devait également donner son avis sur le projet lundi dernier.
Photo :
La préfet, Nicole Robert, soutient que la démarche entreprise par la Régie n'engage en rien les municipalités.