Le CSSS du Haut-Saint-François est prêt!
par Pierre HÉBERT
Ça y est! La deuxième vague de la grippe A (H1N1) est arrivée et le Haut-Saint-François n'y échappera pas. Le directeur général du CSSS du Haut-Saint-François, Jacques Boissonneault, se veut toutefois rassurant en affirmant «nous sommes prêts. Nous sommes bien préparés. Nous avons le personnel formé, le matériel nécessaire, les salles sont réservées». De fait, l'organisme a entamé cette semaine le processus de vaccination massive.
Pour cette semaine et la prochaine, la vaccination s'adressera aux travailleurs de la santé et les citoyens jugés plus à risque. Certaines clientèles seront même rejointes à leur domicile. Dès la troisième semaine, on prévoit faire la vaccination dans toutes les écoles primaires et secondaires du Haut-Saint-François. Quant à la vaccination au grand public, elle pourrait s'effectuer vers la mi-novembre, peut-être avant, de mentionner M. Boissonneault. «Nous procéderons par ordre de priorité de clientèle et nous vaccinerons selon les doses disponibles».
Du même souffle, M. Boissonneault précise que le CSSS du Haut-Saint-François disposera de suffisamment de doses. «Nous aimerions vacciner 75 % de la population soit approximativement 19 000 personnes». La période de vaccination s'étalera sur 10 semaines soit jusqu'au 22 décembre, d'expliquer le directeur général du CSSS local. La structure, les effectifs, le matériel, enfin tout est prêt, assure M. Boissonneault. Un site principal de vaccination de masse appelée POD (Point of distribution) sera ouvert à Cookshire-Eaton. Les intervenants se déplaceront également pour les communautés d'extrémité du territoire selon un horaire déterminé. Il s'agira de POD secondaire situé à Weedon et La Patrie.
«Nous favoriserons une accessibilité la plus grande possible de jour, en soirée et minimalement un jour de fin de semaine, par semaine de vaccination. Cela peut varier selon les sites», d'ajouter M. Boissonneault. Le directeur du CSSS mentionne que le POD principal, avec une équipe de 15 à 25 personnes selon l'achalandage, pourrait vacciner jusqu'à 800 personnes par jour et les POD secondaires, avec une équipe pouvant aller jusqu'à 14 personnes, pourrait vacciner 200 personnes quotidiennement. «On doit garantir l'accessibilité des lieux, les heures, la qualité dans la préparation et l'administration du vaccin. Notre objectif est de donner le plus rapidement possible le vaccin à la population». Par ailleurs, M. Boissonneault assure que la date du 22 décembre sera respectée pour l'inoculation des vaccins.
Campagne
Par ailleurs, l'organisme de santé a débuté une campagne d'information pour inciter la population à profiter du vaccin. Des affiches seront installées dans divers endroits publics. On y fait part des principales raisons de se faire vacciner comme celle de se protéger et de protéger nos proches. On retrouve également au bas du feuillet les coordonnées pour obtenir de l'information additionnelle. En fait, il s'agit d'une ligne téléphonique «Info vaccination Haut-Saint-François». Il suffit de composer le 819 832 4961 poste 1304 et une infirmière sera en mesure de donner l'information sur la vaccination, quand et où elle se déroule. Elle sera également apte à donner d'autres informations relativement à la grippe A (H1N1). M. Boissonneault ajoute que le contexte actuel est propice à la grippe saisonnière et mentionne que selon les statistiques, les personnes auraient 1 chance sur 20 d'attraper la grippe, dite saisonnière, alors que les chances de contracter la grippe A (H1N1) serait de 1sur 3. «Ce qu'on veut, c'est provoquer un non-événement par une vaccination massive. On veut limiter le nombre d'infections et la propagation». L'intervenant mentionne ignorer l'ampleur que pourrait prendre la pandémie, «mais on peut travailler sur les choses réelles. On sait que l'efficacité du vaccin est très forte, au-delà de 95 %, que le vaccin est sécuritaire et qu'il y a peu d'effet secondaire», insiste-t-il.
Autres mesures
Au chapitre des mesures, le CSSS du Haut-Saint-François, comme les autres régions de l'Estrie, a répondu à la demande de l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Estrie en prévoyant, au besoin, l'aménagement d'un site non traditionnel ambulatoire. «On va isoler la moitié du CLSC de Cookshire et il y aura deux médecins sur place. Le site sera ouvert de 10 à 12 heures par jour». M. Boissonneault explique que l'endroit agira en quelque sorte d'urgence où les personnes croyant avoir le virus pourront se présenter. Les médecins feront une évaluation et dirigeront les gens soit à leur domicile ou vers l'hôpital. La démarche, explique-t-il, vise à éviter l'engorgement des urgences dans les hôpitaux.
À l'aube d'une pandémie, M. Boissonneault se montre prudent, mais confiant. «Nous sommes prêts et nous avons une belle collaboration du personnel et des syndicats. Les gens acceptent de changer les horaires même si cela apporte des contraintes. Ils ont très à coeur la réussite». Le directeur du CSSS local ajoute avoir même fait appel à du personnel retraité pour obtenir un coup de main additionnel.