À la suite du dépôt du projet de loi 100 qui régit les règles budgétaires du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC) doit couper 580 000 $ de plus à son budget pour l'an prochain. Ces coupes s'additionnent à celles déjà planifiées et en cours d'adoption. Elles auront des effets négatifs, mais ne devraient pas affecter les services à rendre aux élèves.
Pour Gaétan Perron, président de la CSHC, cette demande arrive dans un très mauvais moment. «Le problème en est un de «timing», puisque les budgets pour la prochaine année seront adoptés en juin. En ce moment, 90 % de notre budget est accepté en fonction des orientations définies par les comités de parents et les comités d'école», explique M. Perron.
«Depuis que cette demande du MELS a été déposée, au début de mai, nous avons tenu deux rencontres exploratoires pour décider d'autres réductions dans les budgets administratifs. Une troisième est prévue sous peu. C'est certain que cela aura des effets négatifs», confirme le président.
Il faut rappeler que l'administration touche directement les services destinés aux élèves: transport scolaire, conseillers pédagogiques, gestion financière, secrétariat, gestion des ressources humaines, etc. «Le ministère favorise l'implantation de tableaux électroniques dans les classes, informe M. Perron. Les frais d'installation et de formation du personnel coûteront 120 000 $. Où va-t-on prendre cet argent», questionne-t-il?
Les commissaires travaillent de façon à satisfaire, avant tout, les besoins des étudiants, mais le contexte est très difficile. «Par exemple, la révision des rôles d'évaluation nous donnait une marge de 100 000 $ à 150 000 $ par année. Cette somme n'est plus disponible, affirme M. Perron. Elle sera absorbée par les coupes budgétaires.
Le budget de l'Éducation aux adultes va souffrir aussi des exigences du MELS. «Il était fonction d'une participation de 15 élèves par classe avec un taux d'abandon de 10 %. Dorénavant, il sera de 5 %. Cette réduction du pourcentage va nous enlever certains surplus que nous pouvions réaliser. Avant, ces surplus étaient transférés pour aller chercher plus de ressources. Maintenant, c'est impossible», démontre le président.
D'autres moyens sont déjà mis de l'avant pour réduire les dépenses. Quand deux employés-cadres de la CSHC partent à la retraite, ils sont remplacés par une seule personne. Le nombre d'assemblées est moindre pour éviter les frais de déplacement. Il se fait, en contrepartie plus de téléconférences.
Et d'ajouter: «On est d'accord pour dire qu'il faut faire des efforts afin de rétablir l'équilibre budgétaire des finances du Québec. C'est pourquoi nous avons répondu aux demandes contenues dans le projet de loi». Le cas de la CSHC n'est pas unique puisque trois autres commissions scolaires de l'Estrie doivent s'astreindre à ce nouvel exercice afin de retirer de leur budget quelque 4 M$.
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Gaétan Perron, président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons.