Pour contrer l'intimidation, et toutes les autres formes de violence, la directrice, Angèle Desgagnés, les enseignants, le personnel non enseignant, les parents et les écoliers de l'école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Weedon se sont unis pour tenir un grand bazar, le 21 mai prochain, entre 8 h et 14 h. Au conseil d'établissement, cette initiative a rencontré l'aval de tous.
C'est le message que les membres du comité de publicité, Carolanne Ruel, Hamid Adelyar, Kaïna Fillion, Jason Gagnon et Mathieu Lisée de 3e et 4e année avaient à transmettre à la population de Weedon. Ils étaient aidés de leurs enseignants: Céline Pichette et Sylvain Dostie.
Kaïna expliquait qu'on avait formé 4 comités pour se répartir les tâches. Le comité de nettoyage et classement reçoit les objets à vendre. Un autre groupe procède à l'étiquetage et fixe les prix de vente. Jayson soulignait que certaines personnes désireuses d'avoir une table pour proposer personnellement leurs articles pouvaient la louer 20 $. Et le comité cantine sera sur place pour rassasier les bedons affamés.
Hamid décrivait les responsabilités de leur comité de publicité. Dessiner les affiches, obtenir la permission des commerces de Weedon, St-Gérard, Fontainebleau et Lingwick pour les installer.
Carolanne expliquait que tous les articles en bon état provenant de la maison pouvaient être mis en vente lors du grand bazar. Il se tiendra dans la cour de l'école. En cas de pluie, ils utiliseront le gymnase. Les pompiers de la ville seront aussi présents pour l'occasion.
Les enseignants soulignaient l'importance du travail qu'ont fourni leurs confrères et consoeurs ainsi que les parents bénévoles qui se sont impliqués dans la cause. «Elle en vaut la peine, cette cause, affirmait Mme Pichette. Nous avions des problèmes avec l'intimidation». Après discussion au Conseil d'établissement, tous se sont ralliés autour du projet rassembleur du grand bazar. Pour réussir le projet, ils ont reçu l'aide de Lisa Cornish, psychoéducatrice. Mathieu confiait que ça va beaucoup mieux déjà. «La dévalorisation de l'intimidation est un fait acquis. Ça paraît même en dehors de l'école. Nous avons convenu d'un contrat entre l'écolier et l'école, contrat que signent l'enfant et ses parents. C'est du sérieux», constate Mme Pichette.
Tous les profits du grand bazar resteront à l'école pour organiser toutes sortes d'activités: une sortie de fin d'année, l'entrée scolaire de l'an prochain, etc. «Nous sentions que nous avions besoin de faire quelque chose pour améliorer le climat de l'école, même si c'est beaucoup d'énergie à déployer pour le réaliser ce bazar, les résultats sont encourageants», conclut Mme Pichette.
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Devant l'affiche «Non à l'intimidation», on reconnaît de gauche à droite les écoliers Jayson Gagnon, Kaïna Fillion, Carolanne Ruel, Hamid Adelyar et Mathieu Lisée. Derrière, les enseignants Sylvain Dostie et Céline Pichette.