«Je n'ai rien contre le fait de payer des taxes municipales», spécifiait d'entrée de jeu, Louis-Georges Bresse, propriétaire d'une maison unifamiliale dans Ascot Corner. Ce dernier, septuagénaire à la santé fragile, a vu son compte de taxes augmenter de 518,30 $ en quatre ans. L'évaluation de sa propriété est passée de 79 000 $ en 2008 à 154 000 $, l'année suivante. «Je n'ai pas fait de travaux pour améliorer ma maison depuis quelques années», ajoutait-il contrarié. «Le pire, c'est que je n'ai pas vu d'évaluateur passer depuis longtemps».
M. Bresse n'en revenait tout simplement pas. Il a décidé de confier son désarroi pour vérifier s'il était le seul, dans la municipalité, à voir ainsi son imposition augmenter ou si c'était généralisé, auquel cas, il priait les autres propriétaires de se manifester. «Mon sous-sol n'est pas fini, il me manque encore quelques portes d'armoire. C'est resté comme ça depuis quelques années. Aussi, quand je me suis plaint à la municipalité que le ruisseau qui coule le long de mon terrain l'érodait, on m'a suggéré de bâtir un muret pour canaliser l'eau, ce qui aurait augmenté l'évaluation de ma propriété», se plaignait-il.
M. Bresse rappelait que la capacité de payer de bien des propriétaires, particulièrement des personnes âgées, est limitée. «Il faudrait que les élus le réalisent». S'il a choisi de s'établir à Ascot Corner, il y a trente-huit ans, c'est que la qualité de vie lui a plu. «Je me suis bâti ici parce que c'était bon y vivre», confiait-il.
Interrogé sur le fait que l'augmentation de la propriété de M. Bresse était passée du simple au double, Daniel Spénard, responsable de l'évaluation pour la MRC du Haut-Saint-François, rappelait que le propriétaire aurait dû dès la réception de compte de taxe de 2009, la contester. Il avait jusqu'au premier mai de cette année-là pour le faire. Comme le rôle est en force jusqu'à sa révision en 2012, rien ne peut être modifié. «M. Bresse ne pourra pas réclamer de rétroactivité pour ces années d'imposition, expliquait-il, mais l'an prochain, il pourra demander une révision de la valeur de sa propriété pour la triennale 2012 à 2015».
Des appels ont été faits auprès de Nathalie Bresse, mairesse d'Ascot Corner, mais nous n'avions reçu aucun retour au moment d'écrire ces lignes.
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Louis-Georges Bresse tente de comprendre pourquoi son évaluation municipale est passée du simple au double entre le rôle triennal 2006-2008 et celui de 2009-2011.