Fort du succès obtenu à sa première édition, le programme d'aide à l'immersion à l'emploi, «Mon métier à explorer», revient à nouveau. L'an dernier, sept étudiants ont eu la chance de se familiariser avec le travail qu'ils souhaitaient exercer plus tard. «Il s'agissait d'une première pour le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François», confiaient Véronique Labbé et Mélanie Thompson, conseillères en emploi. Cette année encore, l'organisme offre cette opportunité aux finissants du secondaire ou du professionnel et aux collégiens de découvrir les ficelles du métier qui les attirent.
L'été passé, Nadyne Rousseau-Boivin a consacré son été à oeuvrer auprès des personnes du Pavillon St-Gérard. Andrew Ried a apprécié son immersion en plomberie industrielle au sein des employés de Cascades. Anne Benoit-Nielsen a côtoyé les Étincelles de Bonheur tandis que Maxime Lemire s'est initié au travail à accomplir à la Coopérative agricole de Weedon. Simon Gaudreau a plongé sous le capot des automobiles au garage Charles Brochu et Bill G. Christenson a travaillé Aux mille et une saisons. Enfin, Valérie Audet s'est occupée de la clientèle tout en explorant la profession de pharmacienne chez Proxim à Cookshire-Eaton.
Andrew Reid s'est inscrit en plomberie qu'il étudie à Ste-Hyacinthe. Auparavant, il apprenait en génie mécanique, mais il n'aimait pas. Trop de théorie, pas assez de pratique! Profitant du projet «Mon métier à explorer», il a passé l'été chez Cascades East Angus où il a découvert sa passion: la plomberie résidentielle. «J'ai beaucoup apprécié l'expérience, relate Andrew; je suis tombé sur des gars qui m'ont laissé travailler. Ils étaient prêts à me montrer l'ouvrage à faire». Les expériences qu'il a vécues l'ont conforté à poursuivre ses études dans ce secteur d'activité.
Interrogé sur les incidences de ce projet sur son fils, Marc Reid ne tarit pas d'éloges. «On a vu tout de suite une amélioration dans sa personnalité». Idéateur du «Mon métier à explorer» à Emploi-Québec et profitant de la collaboration avec le CJE, il en avait vu les possibilités. «Entre autres, ajoutait-il, ce projet-pilote aide à garder les jeunes travailleurs en région».
Valérie Audet a passé l'été 2010 à la Pharmacie Proxim de Cookshire-Eaton. Satisfaite de son immersion, elle lançait ce cri du cœur: «Dans un monde idéal, tout le monde devrait passer par là». Elle a travaillé à la fois au rayon de la pharmacie et à la caisse, deux tâches reliées à sa future profession. Tout en poursuivant ses études en pharmacologie au CÉGEP, elle y retourne deux fois par semaine.
Diane Turcotte, gérante du Proxim de Cookshire-Eaton, racontait que c'était pour elle une première expérience. «J'ai découvert en Valérie une très bonne employée. D'ailleurs, je l'embauche encore les vendredis et samedis durant ses études au même titre qu'une autre employée. Elle peut même remplacer quelqu'un qui manque une journée».
Pour participer à la démarche, il faut avoir un projet professionnel à explorer, résider sur le territoire de la MRC et prévoir être aux études au cours de l'année 2011-2012. La motivation et le désir de découvrir ce en quoi consiste sa future profession sont aussi de mise.
Véronique et Mélanie lancent un message aux employeurs. «Vous aimeriez encourager la relève et accueillir dans votre entreprise une des personnes sélectionnées par le CJE, contactez-nous. Vous pourriez être éligible à une subvention salariale».
Pour plus d'informations, contactez l'une ou l'autre des conseillères au 819 832-1513 ou veronique.l@cjehsf.qc.ca
Et n'oubliez pas que la date limite pour l'inscription est le 1er avril 2011.
Photo :
Valérie Audet à la Pharmacie Proxim de Cookshire.