Un investissement de 2 M $ qui porte ses fruits L'entreprise Bois Le Roux de Weedon fonctionne à plein régime. L'agrandissement d'une valeur de 2 M$ a permis d'augmenter la production de bois de literie favorisant de meilleures ventes tant au Canada qu'aux États-Unis. Les 73 employés qui oeuvrent dans l'usine ont doublé le rendement depuis.
Ronald Beauchamp, directeur général chez le fabricant de cadres de sommier de Weedon, ne tarit pas d'éloges devant les succès des investissements réalisés. «Cette construction nouvelle nous propulse dans la catégorie des fabricants majeurs de ce créneau industriel», clame-t-il. Nous fournissons les manufacturiers Serta et Simmons au Canada ainsi que les Sealy et Simmons américains».
Se maintenir à un tel niveau et accroître, les ventes ne se sont pas faits tout seul, surtout dans le contexte du prix des énergies nécessaires, particulièrement le pétrole, de la faiblesse du dollar américain et de l'augmentation des taxes à l'exportation qui viennent de grimper à plus de 17 %, décision décrétée par la Cour de Londres. «Quand nous téléphonons à nos clients pour leur annoncer que nous devons augmenter nos prix à cause du contexte économique, on se fait répondre souvent que ce n'est pas leur faute, laissant entendre qu'une telle hausse serait malvenue», déclare le M. Beauchamp.
Pour contrer ces difficultés, l'entreprise mise sur le mieux-être de ses employés et la qualité de sa production. Elle comble, dans les camions, les espaces vides pour augmenter de près de 20 % le volume de la charge à expédier. Elle investit dans le développement durable et insiste pour maintenir de bonnes relations avec ses clients, particulièrement avec les Américains. Elle présente une image professionnelle qui rassure la clientèle. Bois Le Roux a entrepris des démarches pour obtenir la certification ISO 9000, version 2008. «La plus grande partie de la tarte appartient aux plus innovateurs», spécifie M. Beauchamp.
Pour assurer le confort des travailleurs et améliorer la qualité de l'environnement, l'entreprise vient d'installer un système de dépoussiéreur au coût de 200 000 $. «Nous ne demandons pas à nos travailleurs de courir. Nous leur demandons d'être efficaces et constants. Nous fonctionnons selon le principe du «compagnonnage» où une personne expérimentée montre à un nouveau les gestes du métier», ajoute-t-il. L'usine en est une de «troisième transformation». Après la coupe du billot et le sciage sous forme de planches ou de madriers, les employés de Bois Le Roux façonnent ces derniers pour en faire des cadres de sommier. Ils utilisent un bois de 3e classe qui autrement ne serait pas ou peu récupéré. Découpées et assemblées, ces charpentes jouent le même rôle que des fermes de toit. Il assure une bonne assise au matelas. Tout au long du processus, les pertes sont minimes puisque même les petites pièces sont nécessaires dans l'assemblage.
Dans ses relations avec les États-Unis, Bois Le Roux s'est engagé dans le programme Customs-Trade Partnership Against Terrorism (C-TPAT). D'importantes transformations ont été apportées aux bureaux et à l'usine pour répondre aux exigences de sécurité du C-TPAT. Cette certification rassure les Américains et accélère le passage aux douanes. Il participe aussi au Forest Stewardship Council (FSC), organisme qui voit à la meilleure utilisation possible de la forêt. «Pour ouvrir et conserver le marché, il faut éviter d'être vulnérable. Il y a bien deux ou trois autres concurrents commerciaux qui prendraient notre place si nous n'étions pas vigilants. Ces accréditations, et bien d'autres améliorent les relations commerciales», mentionne le D.G.
L'entreprise a le vent dans les voiles. À la fin de l'été prochain, M. Beauchamp prévoit embaucher une vingtaine d'employés qui oeuvreraient sur un troisième quart de travail. Des projets pour l'avenir? Dans une entrevue télévisée, M. Beauchamp rapportait la réponse de Normand Leroux, propriétaire de l'entreprise, à qui il demandait si c'était la dernière transformation qu'il faisait. Dans un éclat de rire, il transmettait la réponse du patron: «Non, ce n'est jamais la dernière... »
Photo : Ronald Beauchamp, directeur de Bois Le Roux de Weedon, mentionne que la nouvelle construction propulse l'entreprise dans la catégorie des fabricants majeurs pour ce créneau industriel.