L'eau, source de vie et élément de destruction, a encore une fois fait des siennes dans la région du Haut-Saint-François. Les pluies torrentielles des derniers jours ont causé d'importants dommages à certains endroits. Scotstown, Ascot Corner, et Cookshire-Eaton, surtout, en ont pris pour leur rhume.
Dans Cookshire-Eaton, le parc de roulottes Castonguay, situé tout près de la rivière Eaton, a été déclaré zone sinistrée, nous apprenait Noël Landry, maire de la municipalité. Tel était le message que Johanne Gonthier, députée au provincial, lui transmettait. Les résidants de ce secteur de la ville devront soumettre une estimation des dommages subis. La Sécurité publique prendra le relais pour les analyser au cas par cas. On statuera des sommes à rembourser. Pour le restant du territoire de la grande ville de Cookshire-Eaton, peu de choses ont été rapportées, confirmait M. Landry.
À Scotstown, l'entreprise Gaïa, maître d'œuvre des travaux de réfection du barrage, a vu les batardeaux partiellement détruits, nous apprend Hélène Simard, responsable des relations avec les médias pour le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Les batardeaux, qui sont des digues temporaires mises en place pour permettre de travailler sécuritairement en aval, ont été inondés et une partie a été emportée par l'onde féroce. La vanne d'évacuation en a subi les contrecoups.
Mme Simard mentionnait que quelques bris mineurs avaient été infligés aux coffrages et aux armatures. Par contre, le barrage existant n'a pas souffert. De façon préventive, l'entrepreneur, qui avait prévu le coup d'eau dévastateur, avait retiré les matériaux, l'outillage et les équipements utilisés pour effectuer le contrat. Mme Simard n'a pas quantifié le coût des réparations ni les conséquences du retard imposé, mais on peut les estimer à plusieurs milliers de dollars, sans compter les implications négatives du report des travaux, puisque la saison froide approche à grands pas.
La municipalité d'Ascot Corner s'en est, somme toute, bien tirée malgré l'impressionnant débordement sur le parc Pomerleau, résumait Daniel St-Onge, directeur général de la ville. Les inondations de trois sous-sols de maison ont exigé l'intervention des sapeurs-pompiers qui ont installé leurs équipements pour en retirer l'eau.
Au parc, l'entrepreneur qui avait préparé les bandes de la patinoire a pu les récupérer et les réinstaller sans trop de problèmes. La piste piétonnière et les pelouses ont été réparées et réensemencées. Sur le chemin Paul, les cantonniers ont eu à ajouter du gravier aux rigoles. À la station de pompage d'eau potable, les employés de la ville avaient fermé le courant électrique, évitant ainsi d'importants dégâts qui auraient pu être causés au système. M. St-Onge estimait à un peu moins de 10 000 $ le coût des réparations, surtout généré par du temps d'homme.
À Weedon, il y a eu plus de peur que de mal. Un excellent contrôle des vannes du barrage Allard, à la décharge du lac St-François, et du barrage Alymer, au bout du lac du même nom, a assuré un débit d'eau relativement constant. La Sécurité civile et les employés ont fait du bon boulot. Quelques citoyens ont dû être évacués, mais ils ont pu regagner leur logis rapidement. Émile Royer, directeur général de la municipalité, rapportait une seule demande d'aide.