Il est important de savoir que la législation québécoise en matière de logement est certainement l'une des plus sévères et restrictives au monde pour les propriétaires d'immeubles. Les locataires sont outrageusement protégés par la Loi, même quand ces derniers acceptent en toute liberté, après entente, un prix de loyer, ils peuvent déposer une demande de fixation de loyer à la Régie du logement. Cette situation bafoue complètement les principes de l'offre et de la demande en plus de nier les principes de la liberté contractuelle!
«Il y a déjà plusieurs règles et procédures pour le contrôle des loyers mises en place, il est vraiment inutile de vouloir en ajouter, bien au contraire!» d'ajouter Martin Messier, président du RPHL.
Sans compter les coûts non-négligeables pour la mise en place et la tenue d'une registre. Prenons l'exemple de l'Ontario qui avait un registre des baux, qu'ils ont aboli d'ailleurs, le coût pour la mise en place a été estimé à 35 millions de dollars.
"Comment les contribuables vont-ils pouvoir absorber une telle dépense "inutile" alors que le budget annuel de la Régie du logement est actuellement de 19 millions de dollars?", d'ajouter Martin Messier, président du RPHL.
Pour finir rappelons qu'une fois de plus, l'étude sur le marché locatif québécois menée par la SCHL parue en décembre 2010 ainsi que l'enquête que vient de publier Statistique Canada sur la dépense médiane au Québec pour le loyer en 2009 démontrent que le Québec est la province ou les loyers sont les plus bas au Canada. Et l'indice d'abordabilité est encore élevé soit 130 pour Montréal, ce qui signifie que les logements sont abordables. Si cet indice dépasse les 100 alors les prix sont de plus en plus abordables.
Le RPHL existe depuis 1980 et défend les droits et intérêts des propriétaires de logements locatifs de l'Estrie et de la Haute-Yamaska, tout en offrant une panoplie de services à ses membres.
Source: Nathalie Blais, coordonnatrice aux communications