À la suite des demandes répétées du RCLALQ (Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec) qui voudrait qu'un registre des baux soit imposé, le Regroupement des propriétaires d'habitations locatives de l'Estrie (RPHL) tenait à réagir, car un registre des baux serait inutile et occasionnerait des frais non-nécessaires aux contribuables.
La législation québécoise en matière de logement est certainement l'une des plus sévères et restrictives au monde pour les propriétaires d'immeubles.
Ce niveau de protection anormalement élevé accordé aux locataires a pour effet de décourager certains propriétaires et investisseurs, et ultimement de nuire aux locataires eux-mêmes.
Un registre des baux mais pourquoi ?
Pourle Regroupement des propriétaires d'habitations locatives de l'Estrie (RPHL), un registre des baux est tout simplement inutile. Les locataires sont déjà protégés plus qu'ailleurs au monde. D'ailleurs, la disposition qui vise à maintenir le prix du logement suite au départ du locataire doit être abolie, tout simplement. Une protection est accordée au locataire en place, mais en plus de cela le locataire peut demander que le loyer soit réduit à un prix plus bas alors qu'il a librement négocié et signé un contrat, le bail ! C'est tout simplement outrageux de bafouer ainsi la liberté contractuelle des gens.
L'offre et le demande doivent tout simplement régir ce type de situations. Si un logement est trop cher, il ne trouvera pas preneur et le prix sera ajusté en conséquence.
Rappelons qu'une fois de plus, l'étude sur le marché locatif québécois menée par la SCHL qui vient de paraître, confirme que les loyers payés au Québec sont les plus bas au Canada. Le loyer moyen pour l'ensemble des centres urbains du Québec se chiffrait à 648 $ en octobre cette année. Il se situait à 504 $ pour les studios et à 783 $ pour les appartements de 3 chambres à coucher.
De plus l'indice d'abordabilité est encore élevé soit 130 pour Montréal, ce qui signifie que les logements sont abordables. Si cet indice dépasse les 100 alors les prix sont de plus en plus abordables.
Le RPHL existe depuis 1980 et défend les droits et intérêts des propriétaires de logements locatifs de l'Estrie et de la Haute-Yamaska, tout en offrant une panoplie de services à ses membres.
Source: Nathalie Blais, coordonnatrice