Redoublant d'audace et de ruses, année après année, pour ramener la poésie dans l'espace public et dans le quotidien des gens, le festival du texte court propose, du 23 au 26 mai prochains, une 8e édition sous le signe de l'intensité.
Comme une prise de possession poétique du centre-ville de Sherbrooke, l'événement se déploiera sous le thème Terres, explorant les notions de territoire, d'identité et d'appartenance, pour réenraciner la poésie dans les rues de la ville. Pour que la parole pousse sous l'asphalte et le béton.
Comme un hommage aux premiers habitants de nos terres, le festival s'ouvrira sur un spectacle qui fera résonner les voix des artistes innues Natasha Kanapé Fontaine et Taqralik Partridge, entre les murs de La Petite boîte noire. Le 24 mai, le spectacle Terres bâtira des ponts entre l'ici et l'ailleurs. Entre des artistes de Sherbrooke et des artistes hors-Québec, qui proposeront des performances transatlantiques entremêlant danse, peinture, musique et poésie, livrées en direct, par-delà la distance.
Le 25 mai, c'est au centre en art actuel Sporobole que la poète Annie Lafleur, le contrebassiste Hugo Blouin et l'inclassable performeuse Alexis O'Hara présenteront Sonores, un spectacle qui jouera à la frontière entre poésie et bruit.Mais le festival ne serait pas le même sans son grand Réclame ta rue! final, comme un point d'orgue au bout de l'aventure, permettant aux artistes du coin d'investir l'espace public, sur une rue Wellington Sud barrée à la circulation automobile.
Du 23 au 26 mai, il y aura, par chez nous, de la poésie à faire trembler la terre. Pour tous les détails de la programation, consultez le site Web festicourt.org.
Source : Sophie Jeukens, directrice artistique de la Maison des arts et de la parole