Après les succès de Karmina 1 et 2, La vie après l'amour et Ma tante Aline, le réalisateur Gabriel Pelletier propose La peur de l'eau. Un polar inspiré d'un roman de Jean Lemieux qui est présentement à l'affiche dans nos cinémas. Aux Îles-de-la-Madeleine, le corps de Rosalie Richard (Stéphanie Lapointe) est retrouvé au pied d'une falaise. La jeune femme a été assassinée et violée. Un meurtre sordide qui va secouer la communauté et qui fera basculer la vie du policier André Surprenant (Pierre-François Legendre). Du renfort débarque aux Îles pour faire avancer l'enquête. Et plusieurs habitants sont soupçonnés d'avoir posé ce geste violent. Une liste imposante de comédiens chevronnés se retrouve dans le long-métrage. Pascale Bussières, Normand D'Amour, Paul Doucet, Germain Houde... La découverte du film, Brigitte Pogonat. Fort à parier que nous aurons le plaisir de la revoir au cinéma et à la télé après cette prestation.
À la lecture du roman, Gabriel Pelletier a immédiatement eu envie d'en faire l'adaptation. «J'aime les polars, j'aime l'idée de faire sa propre enquête pendant la lecture ou dans ce cas-ci en regardant le film. En lisant le roman, j'ai eu un coup de cœur! Nous n'avons pas fait beaucoup de ce style au Québec et quand je suis tombé sur cette histoire, qui se passe dans un univers loin du milieu urbain, j'ai eu envie de plonger dans l'aventure. Il y avait un bon récit et pour un réalisateur, les paysages des Îles et l'ambiance là-bas, c'était très inspirant.»
Le Carlos des Invincibles, Pierre-François Legendre a aussi eu un coup de foudre pour ce scénario. «J'avais envie de jouer un rôle qui allait m'amener ailleurs. Je sais que je peux jouer des gars un peu bébête et looser! Cette fois, le personnage va plus loin, il évolue beaucoup pendant le film. Il sort de sa coquille et gagne en confiance tout au long de l'enquête. Son désir de trouver le meurtrier le fera avancer tant au niveau professionnel que personnel. Sa quête, c'est de se prouver à nouveau qu'il peut s'imposer auprès des autres et démontrer qu'il est capable de grande chose. En plus, j'ai fait des cascades, j'ai tiré du gun! Je me suis amusé comme un enfant!»
Les Îles-de-la-Madeleine en vedette
L'équipe technique et les comédiens sont débarqués aux îles avec une grande fébrilité. Gabriel Pelletier nous parle du travail qui a été fait sur place. «Le tournage était incroyable! Nous avions envie de nous intégrer dans ce coin de pays, sans s'imposer. Les gens de là-bas ont travaillé avec nous, tant au niveau technique que pour jouer certaines scènes. C'était important pour moi d'avoir cette authenticité dans le film, le spectateur doit se sentir sur place. C'est un peu du tourisme dramatique. Les Madelinots sont fiers de leur coin, nous devions le démontrer dans le film. Ils ont vu La peur de l'eau avant tout le monde et la réaction a été formidable.»
Pierre-François Legendre a particulièrement aimé l'ambiance qui s'est créée pendant le tournage. «Rarement j'ai vu une commune aussi belle sur un tournage! Nous avions des chalets au bord de la mer et nous étions tricotés serrés. Il y avait une entraide entre tous les membres de l'équipe qui était assez exceptionnelle! Nous avons tous travaillé dans le même sens, pour que le film soit réussi.»
Le comédien se fait metteur en scène depuis quelque temps, il collabore avec les Denis Drolet pour le nouveau spectacle du duo. Un défi de taille qui l'allume grandement. «C'est amusant et demandant! Je n'ai jamais fait de mise en scène et j'ai beaucoup de plaisir avec les gars. Le mandat pour ce spectacle est d'élargir le public du duo et je crois que les gens vont découvrir une nouvelle facette des Denis Drolet. J'ai très hâte de voir la réaction des gens.» Cette nouvelle tournée débutera dans les prochaines semaines. D'ici là, La peur de l'eau est présentée au cinéma.