Le chemin parcouru par Jonathan Roy démontre une belle détermination. Après un premier album en 2009, il nous a présenté en septembre dernier sa 3e galette. La route marque les premiers pas de Jonathan en français, lui qui a grandi au Colorado.
«Le titre de l'album représente bien le fait que je prends mon temps, je fais mes devoirs. Pour les chansons en français, j'ai suivi des cours de diction, des cours de chants aussi. La langue française est superbe et je me devais de mieux la maîtriser. Je suis allé à Bordeaux en France, un endroit où personne ne me connaît. J'ai fait quelques spectacles incognito et j'ai gagné en confiance. Jamais je n'aurai pensé pouvoir faire un album francophone, aujourd'hui j'en suis tellement fier! Quand je chante en français, je constate que le public est beaucoup plus attentif. J'aime beaucoup cette énergie.» Le chanteur s'est bien entouré pour cet album, Jamil, Jean-François Breau, Étienne Drapeau et Félix Gray signent quelques chansons. Jean-François Lemieux (Daniel Bélanger, Pascale Picard Band, Damien Robitaille) a réalisé l'album.
Les premiers extraits de La route, J'me sens bien et C'est plus moi tournent sur toutes les radios. Ce sont des titres accrocheurs qui représentent bien l'album.
Se faire un prénom
Être le fils du célèbre gardien de but Patrick Roy n'est pas gage de facilité dans le milieu de la musique. Jonathan Roy le sait et il est prêt à s'imposer comme artiste. En plus, à ses débuts, il était facile de le regarder aller et de se dire ah, le gars qui s'est battu avec l'autre gardien lors d'un match des Remparts... Des frasques qui ont laissé des séquelles pour le début de parcours de Jonathan. «Je sais que les gens me regardaient de haut à mes débuts. J'avais intérêt à ne pas me planter! Mes premiers spectacles, je savais qu'il y avait dans la salle des gens qui voulaient se moquer de moi. Je me suis toujours bien préparé avant un spectacle et j'étais prêt à leur montrer ce dont je suis capable. J'étais le bon gars pour vivre une telle histoire, je suis solide et bien entouré. Je me suis grandement amélioré comme personne avec ce geste. Aujourd'hui j'ai fait la paix avec ce moment et je suis heureux de pouvoir me concentrer sur mes chansons.»
Jonathan Roy sera de la nouvelle mouture de Don Juan. Les premiers spectacles se donneront à la Place des Arts en février prochain. Entouré de Jean-Francois Breau, Marie-Ève Janvier et Natasha St-Pier, Jonathan est très motivé par cette aventure. «J'ai passé des mois à pratiquer mon coup d'épée! Je serai le soldat Raphaël. J'ai eu le privilège d'être coaché vocalement par Bruno Pelletier, je ne pouvais avoir un meilleur prof! Je crois que Don Juan va m'amener plus loin comme artiste et va me donner une belle crédibilité. Je suis sérieux au travail, je fais mes devoirs. Après sur scène, je m'amuse! À 22 ans, je suis très chanceux de vivre une telle expérience. Je souhaite que Don Juan soit en tournée en Europe et partout au Québec.»
En terminant l'entrevue, je lui ai demandé s'il espérait un retour des Nordiques à Québec... «Je veux une équipe de la LNH à Québec! Ce serait tellement agréable de revoir une rivalité Québec-Montréal. Pour l'instant j'aime beaucoup le Canadien et l'Avalanche, mais si les Nordiques reviennent, je vais probablement changer d'équipe préférée! Le rêve de mon père était de jouer pour les Nordiques et c'est resté une équipe importante pour moi.»
Vous pouvez suivre Jonathan Roy au www.jonathanroymusique.com