Gagnant du prix de la relève au festival Juste pour rire en 2001, Jean-Thomas Jobin s'est rapidement imposé comme étant un humoriste aux propos étranges tout droit sortis de son imaginaire assez éclaté. Ses premières tournées étaient en compagnie des Denis Drolet. De 2005 à 2008, il présente son premier one man show. Très bien reçu par la critique et le public, Jean-Thomas Jobin confirme qu'il a sa place bien à lui dans le monde de l'humour québécois.
Pour son deuxième spectacle, Soulever des Corneliu, Jean-Thomas a voulu explorer au maximum son univers absurde. Avec toutes ces supplémentaires à l'agenda, c'est mission accomplie. Le 12 mars, il sera une nouvelle fois dans la région, au Vieux clocher de Magog. «J'ai fait une quarantaine de spectacles et les commentaires sont bons. Je suis très heureux. Avec ce show je souhaitais aller plus loin. Il y a tellement d'offres en humour que c'est parfois difficile de surprendre les gens. Je mêle des dialogues, une intrigue policière, des sujets terre-à-terre et des numéros solos de style stand up. Bref, je m'amuse avec la mince frontière entre le personnage que je joue et l'homme que je suis!» Christian Bégin était professeur de Jean-Thomas Jobin à l'école de l'humour, il signe la mise en scène de ce nouveau spectacle. La chimie s'est vite installée entre les deux hommes. «Christian me connaît bien et comprend mon univers, le travail s'est fait simplement. Il a trouvé les clés pour permettre au public d'avoir accès à mon monde!»
Plaire à tous : pas possible
Même si des supplémentaires s'ajoutent à sa série de spectacles, l'humoriste se trouve parfois devant une salle qui perdra quelques spectateurs lors de l'entracte. Miser sur un humour absurde et le faire sans compromis peut aussi déstabiliser l'auditoire. «Avec mon style, c'est blanc ou noir. Mon humour a toujours suscité des réactions variées. Aujourd'hui je me dis qui m'aime me suive! Je sais que l'on ne peut pas faire l'unanimité. En humour, pour passer à travers certaines critiques, il suffit d'assumer ce que l'on fait. J'assume!» L'humoriste est aussi heureux de constater que les spectateurs qui embarquent le suivent jusqu'au bout. «Quand le public s'abandonne avec moi, je suis touché. La meilleure approche lorsque vous allez vous installer dans la salle c'est de mettre le cerveau à off et de se laisser aller. À ce moment, la soirée sera belle!»
Pour ceux et celles qui aiment l'univers de Jean-Thomas, rendez-vous sur son site web pour suivre les aventures de Père Poule, au www.jeanthomasjobin.com
Jean-Thomas Jobin et la tournée Soulever des Corneliu, au Vieux clocher de Magog, le samedi 12 mars.