Il y a de ces rencontres qui font particulièrement plaisir. Rencontrer Ian Kelly fait partie de celles-là. Au printemps dernier, il nous offrait son 3e album Diamonds and Plastic. Des chansons folk, aux mélodies accrocheuses teintées d'arrangements surprenants. L'artiste a une voix unique empreinte d'une belle douceur. C'est un beau cadeau que de découvrir son œuvre. Vous aurez la chance de le faire samedi soir au théâtre Granada. «Samedi, ce sera un beau mélange de mes trois albums. J'ai un nouveau band et c'est très motivant! J'ai l'impression de redécouvrir mon répertoire et j'ai beaucoup de plaisir sur scène. Nous avons joué en Suisse, en Allemagne et lors de quelques festivals cet été. Nous sommes maintenant bien rodés et cela nous permet de nous laisser aller et de trouver facilement le plaisir sur scène.»
Même s'il a souvent fait la tournée au Québec, Ian Kelly se dit encore nerveux à quelques minutes du début du spectacle. «Plus je fais ce métier, (qui n'en est pas un, c'est un jeu la musique!), plus ma nervosité devient positive. C'est une bonne dose d'énergie et cela me donne pas mal d'adrénaline. Mais quand j'entends les gens dans la salle, j'ai la bouche sèche, des papillons et je baille! C'est un étrange tic nerveux chez moi! Je gagne en assurance, mais c'est loin d'être acquis. Tant mieux pour moi, pour mes musiciens et pour le public.»
Une belle percée en Europe
Ian Kelly a donné plusieurs concerts de l'autre côté de l'Atlantique. En surfant sur le Net, vous pouvez voir une de ses prestations en Allemagne à l'émission Balcony TV. Le chanteur est dans un décor surréaliste avec un animateur qui parle dans une langue étrangère. «J'adore ces expériences! Les Allemands que j'ai croisés ne parlaient pas le français et peu l'anglais et je ne me débrouille pas encore dans cette langue. C'est la preuve une fois de plus que la musique est universelle. Je trouve cela très cool de me produire à ces endroits. Mon album vient d'être distribué en Belgique et j'espère parcourir l'Europe dans les prochains mois.»
Avec Twitter, Facebook et les sites Internet, les artistes peuvent maintenant être près du public. Avant l'entrevue, le chanteur a fermé son téléphone intelligent en rigolant, il se dit un brin accroc aux nouvelles technologies. «Si je suis chez moi avec mon amoureuse et mes enfants, il est peu probable que j'utilise mon téléphone! Mais j'aime pouvoir communiquer avec les gens. Si je dois répondre personnellement à un commentaire, je le fais avec plaisir. Je découvre Twitter et je trouve que c'est une bonne façon de donner de mes nouvelles, mais aussi d'en prendre des gens que j'admire.» Ne vous gênez surtout pas pour lui donner vos impressions sur ses chansons et sur le spectacle de samedi soir.
Ian Kelly, samedi au théâtre Granada. La première partie sera assurée par le montréalais Jason Bajada.