Un de nos petits plaisirs c'est d'essayer d'autre restaurant pour nous inspirer ou pour nous comparer. J'aime beaucoup les grandes villes américaines, elles ont quelques choses de particulier qui me font voyager.
Ces expériences furent réparties sur 3 voyages, car mon budget ne me permettait pas tous les faires en mêmes temps. À bien y penser, il ne me le permet pas encore.
Mon périple commence à New-York, dans cette méga-ville, je suis comme un enfant dans un magasin de bonbons. Je trouve cette ville fantastique. Elle est vivante, elle est belle et elle est surtout inspirante, du point de vue du restaurateur en moi c'est le paradis sur terre, la plupart des grands chefs ont pignons sur rue dans la Grosse Pomme.
Premier arrêt, Gotham Bar & Grill du chef Alfred Portale, une soirée mémorable. Tout d'abord nous sommes des kids, assis à la plus belle table du restaurant, sous un majestueux lustre, buvons du champagne offert par le propriétaire. Wow on se sentait comme des rois, imaginez la tête des autres clients, une bande de jeunes, francophones en plus, qui s'échangent les plats par-dessus la table, qui parlent fort et qui ont du plaisir, des extra-terrestres. J'ai eu la chance d'échanger un peu avec chef Portale, j'étais comme un gamin qui rencontre Carey Price. La nourriture était impeccable, les vins merveilleux et le service exemplaire. David y était.
Deuxième arrêt, Auréole du chef Charlie Palmer, un Relais et Châteaux, le restaurant emblématique de l'empire du chef Palmer. Une soirée avec Maryse, Pépito et David est toujours une réussite. Réservation vers 9h00 pour démontrer que nous ne sommes pas n'importe qui, menu dégustation avec les vins, on sort ou on ne sort pas. Bouffe correcte, mais sans plus, nous avons été dans l'obligation de demander au maître d'hôtel de ralentir le service car les plats étaient déjà sur le passe avant que nous ayons fini de déguster. De mon humble avis, il surfait un peu sur sa réputation.
Troisième arrêt, Veritas du chef Scott Bryan (malheureusement il n'y est plus). Une autre soirée avec Maryse, Pépito et David. Une des meilleures tables que nous ayons essayées, déjà à l'arrivée les odeurs qui flottaient nous annonçaient une soirée magique et le résultat fût grandiose. La carte des vins était à l'époque une des mieux garnies de New-York, c'est ce que font 2 des plus grands collectionneurs de vins des États-Unis lorsqu'ils ne savent plus quoi faire de leurs argents. Ils mettent leurs collections en communs et ouvrent un resto. La démarche fonctionne, le vin était le cœur de cette soirée, impossible de choisir une bouteille il faut faire confiance aux personnels en place sinon on passe des heures à feuilleter les pages de cette carte gigantesque.
Quatrième arrêt, la cuisine moléculaire de Wylie Dufresne et son restaurant WD-50. Tout d'abord, la gang du Café Massawippi avec j'étais ont réussi à me faire mettre une cravate pour l'occasion, ce qui est très rare. Quelle fut ma surprise de constater que les serveurs étaient en jeans et en queue de chemise, la cravate a retrouvé rapidement le fond de ma poche. Une première expérience pour nous tous dans l'univers de la cuisine moléculaire. Ce fût une soirée de haute voltige, les agencements de goûts et de textures, les techniques utilisées et le professionnalisme de l'équipe de salle à manger ont contribuées à une expérience presque parfaite. Le seul bémol tous les plats furent servis tièdes ou froids. Une table à essayer. David y était.
Cinquième arrêt, le restaurant TOWN du chef Geoffrey Zakarian, un magnifique restaurant au décor époustouflant. Nourriture superbe, avec quelques fausses notes. C'est surtout le service qui faisait fausse route bien que le personnel fût très attentionné, le repas fût truffé d'erreur et d'oublis de toutes sortes. L'adage dit que lorsque l'on se compare on se console, bien dans ce resto, il a pris tout son sens. David y était.
Malgré les quelques faux pas, parce que même à New-York et même avec des prix hors de l'ordinaire, les chefs cuisiniers sont des êtres humains, ces soirées furent toutes mémorables. Évidemment lorsque nous sommes en bonne compagnie et que l'on partage tous la même passion, qu'est-ce que l'on a à faire de quelques peccadilles. Je remarque une constante dans mes sorties au restaurant, David y est tout le temps.
Dans mon prochain billet, je vous parlerai de mon expérience chez Gordon Ramsay, Bobby Flay et Sam Mason.
Bon appétit !