Arturo Brachetti s'est fait remarquer et est apprécié partout sur la planète; le Québec n'y fait pas exception. Bonne nouvelle, l'artiste transformiste s'amène dans notre coin de pays et y demeurera quatre mois, pour célébrer les 30 ans du Festival Juste pour rire et présenter Arturo Brachetti fait son cinéma. Nous l'avons rejoint à Rome, où il se trouve pour présenter ce spectacle.
Comme son titre le laisse présager, Arturo Brachetti fait son cinéma est inspiré par le septième art. «Avec mon ami et metteur en scène favori, Serge Denoncourt, nous avons choisi de rendre hommage au cinéma. Pour cela, je me déguise et j'évoque 80 personnages! On commence dans l'enfance, avec Mary Poppins, Spider Man, le comte d'Artangan... et on se dirige ensuite vers l'horreur avec L'Exorciste, les vampires, la tronçonneuse! J'ai également un numéro entièrement dédié à Fellini et un autre au cinéma hollywoodien. Celui-ci occupe les dernières 30 minutes du spectacle et je m'y déchaîne en me transformant 80 fois!»
Quel beau thème que le cinéma. Flamboyant, bien entendu, mais aussi chargé d'émotion. «Je pense que le spectacle n'est pas un succès parce que je me change vite! Au bout de 10 minutes, j'ai fait 15 personnages, tout le monde a compris... ils veulent maintenant savoir ce que j'ai à leur raconter! Avec Serge Denoncourt, on a cherché à amener le spectacle sur trois niveaux. Le premier purement ludique, où je me transforme et où je fais de la magie. Un deuxième niveau, plus culturel, où les gens reconnaissent les références, et finalement, un dernier niveau où on joue sur l'émotion, la nostalgie, l'enfance.»
Dans ce spectacle, l'artiste nous raconte l'histoire du cinéma, mais également son propre lien avec lui. «La première fois que je suis entré dans un cinéma, j'avais cinq ans. Mon père avait gagné des billets à son bureau et nous sommes tombés sur un film nazi. Après 30 minutes, nous sommes ressortis, je pleurais et j'ai eu par la suite des cauchemars jusqu'à 35 ans! Heureusement, l'année suivante, mon père m'a amené voir Mary Poppins et j'ai pu me réconcilier avec le cinéma. Tout ça, je le raconte dans le spectacle.»
Comme une Ferrari
Chaque spectacle d'Arturo Brachetti nécessite un immense travail de recherche pour les costumes. «Quand j'ai commencé, il y a plus de 30 ans, j'étais le seul au monde à utiliser la technique du changement rapide de costumes. Pour ce spectacle, j'ai également une série de costumes truqués, très complexes, fabriqués dans l'atelier du costumier québécois François Barbeau. Quand j'entre en coulisses pour un changement, j'ai deux assistants pour les costumes, un autre pour les perruques. Je suis comme une Ferrari qui entre dans le box et se fait changer les pneus en quatre secondes!»
Lors de sa tournée québécoise, l'artiste visitera 16 villes, dont Sherbrooke. «Le Québec est un pays que j'aime. Je crois que les Québécois sont des êtres humains purs et généreux. J'ai hâte de les revoir! Et aussi de manger du sirop d'érable sur mon yogourt!»
Avis aux intéressés, le spectacle Arturo Brachetti fait son cinéma sera présenté au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, le jeudi 13 septembre 2012. Les billets sont déjà en vente et gageons qu'ils s'envolent aussi vite qu'un changement de costumes d'Arturo! Informations au www.brachettiquebec.com.