IAN KELLY Diamonds & Plastic
SAMEDI 11 FÉVRIER 2012

CRITIQUES:
« Qu’il parle de son émotion devant un nouveau-né ou du sort de la planète, son propos est touchant et incarné. Et ses airs sont accrocheurs. Que demander de plus? » ***1/2 Alexandre Vigneault, La Presse
« Sa pop acoustique élégante y trouve un refuge naturel et gagne en richesse, tandis que sa voix chaleureuse atteint des sommets, allant jusqu’à se frotter à la langue de Vigneault avec beaucoup d’aisance. » Nicolas Titley, Elle Québec
« Cet album a une présence, une ambiance [...] Ça sonne, c’est tellement beau, ça me rappelle Jack Johnson, Coldplay et pour les plus vieux d’entre nous Cat Stevens, les textes sont parfois aussi bons que Paul Simon. [...] C’est un morceau manquant du casse-tête folk rock, ça s’écoute tellement bien et tout le monde peut écouter ça, c’est un album qui n’a pas d’âge. » Sylvain Ménard, Puisqu’il faut se lever, 98,5
« A fine, fine singer-songwriter. Really original. The voice is great! It’s a totally unique voice. If people heard this and heard about Ian Kelly, they would really love this album. Really worth checking out! » Brendan Kelly, CBC
« Il nous a fait un petit bijou d’album. Plus j’écoute et plus je me laisser bercer par ses mélodies envoutantes sur un fond de musique folk [...] des enrobages justes et subtils, on découvre de nouveaux sons a chaque écoute! Une belle decouverte, retenez ce nom : Ian Kelly! » Stephane Gonzalez - Salut Bonjour
« L’album de route idéal! » Patrick Marsolais - Flash
Ian Kelly
À première vue, on pourrait dire que Ian Kelly, c’est ce grand gars avec cette voix unique, un type singulier qu’on n’arrive pas à caser. Ça prend un certain temps mais au fil de ses arrangements intrigants, de ses paroles qui persistent et nous restent, et de ses captivantes mélodies, on est charmés. C’est ce qui s’est passé pour son album précédent, Speak your mind, qui, plus de deux ans après sa parution, a continué à se vendre à petit feu, gagnant sa certification Or au Canada - marquant les 40.000 unités vendues - quelques semaines à peine avant le lancement de son tout nouveau et troisième album Diamonds & Plastic.
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Diamonds & Plastic ne marque pas de véritable rupture avec Speak your mind. Les deux montrent le talent de Ian Kelly pour les arrangements minutieux, dont de merveilleuses cordes et son mélange unique de pop éthérée et de bonne musique roots. Mais cet album-là est le plus proche d’un véritable album de band pour Ian. Lui et sa troupe ont joué plus de 100 spetacles sur la tournée de Speak your mind. Tout en poursuivant les tournées le weekend, ils se sont confinés dans un chalet juste à côté de la maison de Ian dans les Laurentides pour le plus clair de l’album. C’était un trip de rock band à la vieille, comme les Stones, installés à la villa Riviera de Keith Richards alors qu’ils enregistraient Exile on Main Street, ou The Band, qui enregistraient à la Big Pink House dans l’état de New York. Ian s’est chargé de la cuisine - rajoutant à l’ambiance décontractée, chaleureuse. Il y a beaucoup moins d’électro dans cet album, c’est surtout de vrais gens qui jouent de vrais instruments.
Jon Day, qui a été sur la route avec Ian Kelly pendant plus de deux ans, s’est vu confié le travail d’arrangement de cordes sur Diamonds & Plastic. Ayant carte blanche, Jon a choisi de mettre en scène deux quatuors et d’aller les enregistrer aux magnifiques studios du département de musique de l’Université McGill. Pour Kelly, c’est dans Workday, aux accents d’Eleanor Rigby, que l’on peut entendre au mieux le travail de son acolyte. D’ailleurs, Ian a été tellement impressionné par le travail de Jon - il n’avait rien entendu avant la session d’enregistrement - que les larmes lui sont venues aux yeux. Il a même dû sortir du studio pour se ressaisir.
Les chansons de Diamonds & Plastic ont retenu une certaine mélancolie typique d’Ian. Il semble même porter un regard encore plus critique sur le monde qui l’entoure, se demandant où nous le mènerons, le genre de question qu’un père de deux jeunes enfants a dans son collimateur. Les chansons sont aussi, et tout naturellement, influencées par les épreuves mais surtout les joies d’élever une famille aux côtés de sa femme. «La période que nous traversons me fait parfois peur» dit-il. «Des fois je m’assois et je n’en reviens simplement pas. Les enfants permettent de voir une autre perspective. Ils me font penser à l’avenir, et pas juste le mien.»
C’est la seule constante avec Ian. Tout est fait d’intuition. La recette c’est qu’il n’y en a pas.
C’est difficile de saisir Ian Kelly et c’est une très bonne chose.
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