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JOURNAL LE HAUT-SAINT-FRANÇOIS / Actualité
Jean-Claude Vézina Par Jean-Claude Vézina
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Mercredi, 7 octobre 2015

Valoris aux prises avec un dépassement de coûts de 2,35 M$



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À la suite d'un dépassement de coûts de l'ordre de quelque 2,35 M$ dans l'édification des infrastructures de Valoris, centre de tri copropriété de la Ville de Sherbrooke et de la MRC du Haut-Saint-François, l'entrepreneur général, le fournisseur des équipements et un consultant en ingénierie devront se justifier. Le conseil d'administration de Valoris entreprend des « démarches juridiques appropriées afin d'évaluer le bien-fondé de ces réclamations ainsi que l'ensemble des sommes déboursées à ce jour », est-il mentionné dans un communiqué de presse du 22 septembre dernier.

Claude Brochu, directeur général de Valoris, rappelle les grandes lignes qui ont mené aux contestations. Lorsque l'idée a germé d'utiliser le «dépotoir», situé à Bury, pour en créer un lieu d'enfouissement technique (LET) et d'y construire un centre de tri, les membres du C.A. de l'époque ont demandé à une firme d'ingénierie et un équipementier de produire une étude préliminaire sur la faisabilité d'un tel projet. En 2011, le Groupe SM, secteur Sherbrooke, et Machinex, de Plessisville, spécialisé en travaux du genre, ont déposé un avant-projet évalué à quelque 25 M$.

Comme le mentionnait M. Brochu, ce montant ne comprenait ni les taxes ni les frais de contingentements. Au total, les coûts s'élevaient à près de 31,7 M$. « On s'est fait dire que c'était le maximum », rappelait le dg. Les plans prévoyaient trois convoyeurs: un pour les rejets industriels, commerciaux et institutionnels (ICI), l'autre pour la construction, rénovation et démolition (CRD) et enfin un dernier pour les déchets résidentiels.

Valoris a convenu d'un règlement d'emprunt pour ce montant. Par la suite, ils ont procédé à l'appel d'offres pour trouver les entreprises qui œuvraient à l'édification de ce projet. Puisque les postulants étaient confrontés à un devis de performance, M. Brochu spécifiait que le C.A. avait défini comme cadre de travail, un nombre maximal de 18 employés autour des chaînes de tri. Les équipements devaient aussi entrer dans l'espace planifié. « Ils [les soumissionnaires] devaient penser à mécaniser au max », pour répondre aux exigences, explique-t-il.

Les plus bas soumissionnaires ont présenté des offres de services supérieures aux prévisions. Malgré ce fait, Sherbrooke EOM, de même que Gératek ont eu la charge d'ériger le bâtiment et de construire l'arsenal pour un rendement efficace. « Avec ça, on était pris à la gorge », mentionne M. Brochu. Il ajoutait que s'il y avait des dépassements de coûts à certains endroits, il fallait que ces entrepreneurs génèrent des économies ailleurs. Le C.A., qui voulait que le centre opère le plus rapidement possible, a dû accepter ces excédents pour ne pas compromettre la progression du projet. Devant l'ampleur de cette situation, Valoris a décidé de demander des justifications pour les factures excédentaires de 2,35 M$.

Valoris se finance à 66 % avec les frais d'entrée des matières qui vont au tri et 34 % par le biais de la vente des produits extraits de Valoris. Les temps sont difficiles, rappelle le directeur. Pour l'exemple, il indique que maintenant des matériaux récupérés, qui avaient un bon facteur de revente, piquent du nez. Ainsi, le carton et le plastique ont peu de valeur. Le papier «news» qui se vendait à quelque 140 $/t vaut à peu près 40 $. Le fer est passé de 400 $/t à 125 $. Les copeaux de bois pour les bouilloires de Domtar et Kruger sont transigés à 14 $/t.

Malgré la faiblesse des sous-produits, Valoris poursuit son œuvre. M. Brochu estime que 85 % des CRD et des ICI, équivalant à 50 000 tonnes, n'iront pas à l'enfouissement. Le résidentiel, dont une bonne partie se retrouve au compostage, pèse près de 50 000 t/an. « C'est déjà acquis », informe-t-il. Le directeur cherche encore 20 000 tonnes de ICI et de CRD pour confirmer la rentabilité du site. « Mais on voit la lumière au bout du tunnel », lance-t-il avec un certain optimisme.

Au LET, cette année, c'est quelque 73 000 tonnes qui sont enfouies soit plus de 23 000 tonnes prévues dans les estimations initiales. Ce site à lui seul génère 1,3 M$. La mise en fonction des deux autres chaînes de tri devrait éliminer ce tonnage supplémentaire, juge M. Brochu. Au moment de lire ces lignes, elles devraient fonctionner. L'étape de rodage sans matière à traiter et une autre avec ces matériaux devraient permettre de procéder sous peu au fonctionnement régulier de l'usine. « C'est le temps de procéder à ces rodages tandis qu'il fait beau », estime-t-il.

Dans ces conditions économiques plus difficiles, M. Brochu reste confiant pour l'avenir. Tout comme les membres du C.A., il espère récupérer une partie des dépassements de coûts qui seront réinvestis dans l'entreprise.


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