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ACTUALITÉS / Estrie
Elizabeth Nadeau Par Elizabeth Nadeau
enadeau@estrieplus.com

Mardi, 9 février 2016

Difficultés d’apprentissage : prévenir par l’orthopédagogie



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Selon Benoît Houle, 90% des difficultés d'apprentissage pourraient être évitées en misant sur l'orthopédagogie dès la maternelle.

Selon le président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE), les élèves du primaire auraient beaucoup à gagner sur le long terme s'ils bénéficiaient d'orthopédagogie pour détecter et corriger les difficultés en lecture dès le début de leur parcours scolaire.

« La recherche nous dit que travailler avec l'orthopédagogie pendant les trois premières années du primaire sauvera une grande majorité (90 %) des élèves de difficultés futures, avance Benoît Houle. Mais si on n'a pas assez de ressources pour faire un blitz en maternelle, en première et en deuxième année pour prévenir, c'est impossible ensuite d'agir en amont. »

Le directeur des services éducatifs à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, Marc Juneau, est du même avis. Il estime toutefois que les besoins en orthopédagogie ne pourront jamais être tous comblés.

« Il y a actuellement 42 postes en orthopédagogie dans les écoles primaires de la CSRS, affirme M. Juneau. S'il y en avait 60, oui, ça améliorerait les services, mais les besoins seraient toujours là. À 80 postes, ce serait la même chose : je ne dis pas que le niveau de service est optimal, mais c'est un puit sans fond. Il y aura toujours des élèves jugés en difficulté dans les classes parce qu'ils sont comparés les uns par rapport aux autres. »

La répartition des services en orthopédagogie est établie par le comité EHDAA des écoles. Selon M. Juneau, la plupart des écoles les concentrent au premier cycle, mais elles peuvent décider de faire autrement, tant qu'elles rencontrent les objectifs de la commission scolaire.

« L'apprentissage de la lecture est une priorité depuis plusieurs années. Le véhicule de l'apprentissage, c'est la langue! Les études affirment que si on règle les lacunes au premier cycle, il y a de fortes chances que ces problèmes ne se manifestent pas plus tard. Si l'enfant n'a pas de problèmes de lecture, il comprendra mieux ce qu'il lit et apprendra mieux ses maths et ses sciences. »

Un manque de ressources de quelle envergure?
Le manque de ressources tant décrié par les enseignants à l'automne 2015 se chiffre à combien pour que la CSRS soit en mesure de combler les besoins de ses 18 000 élèves du primaire et du secondaire? Ce qu'Estrieplus.com a appris, c'est que ni la commission scolaire, ni le ministère de l'Éducation ne sont en mesure de chiffrer le nombre d'élèves qui sont en difficultés d'apprentissage dans les classes du Québec.

« Je ne peux pas évaluer ça, concède M. Juneau. On n'a jamais pu le faire non plus, il faudrait faire le tour des écoles, qu'elles nous disent chacune ce dont elle a besoin. Et comment créer une grille d'évaluation objective alors que l'évaluation est réalisée par un enseignant et basée sur sa perception personnelle d'un élève? »

Comment la CSRS peut-elle donc affirmer mettre plus d'argent qu'elle n'en reçoit du ministère pour soutenir ses élèves en difficulté d'apprentissage?

« Le calcul n'a été fait qu'une seule fois, en 2012 et c'était parce que les commissions scolaires affirmaient verser plus que ce qu'elles recevaient. Une ligne du rapport du ministère envoyé aux commissions scolaires démontrait que c'était vrai et qu'en 2012, la CSRS avait versé 2,9M $ de plus pour les troubles d'apprentissage. Un appareil auditif, on sait combien ça coûte. Mais un élève en difficulté bénéficie de l'enseignant, de la secrétaire, des activités parascolaires, de services, des actions de prévention. Le calcul est multifactoriel et on ne peut pas le refaire chaque année. »

Comment mieux répartir, alors?
Les directions d'école font leur tour de leur établissement et communiquent leurs besoins à la commission scolaire, qui réparti une enveloppe globale équitablement pour répondre aux besoins. Benoît Houle a lui-même a siégé sur le comité de répartition, qui analyse l'indice de favorisation, le nombre d'élèves déclarés avec un plan d'intervention et le nombre d'élèves en échec.

« Ce que l'on donne à l'un, on ne le donne pas à l'autre. Même si on essaie de faire la meilleure distribution possible, il n'y a pas assez de ressources et les enseignants ont toujours l'impression de ne pas avoir assez de services », déplore-t-il.

Selon lui, le manque de ressources, combiné à la tendance des commissions scolaires à concentrer des ressources dans leurs bureaux ou points de services, font en sorte que la répartition sur le terrain n'est pas adéquate.

« Un psychologue dans les bureaux de la commission scolaire est nécessairement moins sur le terrain et donc dispensera moins d'aide aux enseignants et aux élèves, affirme-t-il. Regardons les résultats scolaires des élèves pour mieux répartir les ressources. En voyant où sont les échecs, on aura une vraie idée d'où sont les besoins réels. »


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