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SANTÉ ET BEAUTÉ / Santé et Beauté
Pierre-Olivier Pinard Par Pierre-Olivier Pinard

Vendredi, 10 avril 2020

Êtes-vous prêt à avoir la COVID-19? Partie 5


Que ce soit via une alimentation particulière, la pratique d'activité physique, la consommation modérée d'alcool ou le maintien d'un bon écosystème intestinal, nous avons un contrôle constant sur notre état de santé.

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Nous avons vu dans les premières parties que même s'il n'est pas possible d'éviter la contraction d'un virus, il est possible de s'assurer que notre corps est prêt à l'accueillir. Que ce soit via une alimentation particulière, la pratique d'activité physique, la consommation modérée d'alcool ou le maintien d'un bon écosystème intestinal, nous avons un contrôle constant sur notre état de santé.

Cette 5e et dernière partie nous permettra de décrire avec plus de précision certains nutriments spécifiques qui pourraient avoir un impact sur notre immunité. Que ces nutriments soient consommés via l'alimentation ou des suppléments alimentaires, l'important demeure de leur faire une place de choix en ces temps difficiles.

Nous verrons rapidement que le l'élément clé souvent recherché est la présence d'antioxydants. Si nous revenons sur la 2e partie de cette série d'articles, nous avons vu que le stress oxydatif est au cœur de la réaction inflammatoire qui peut ensuite partir en vrille et causer un choc cytokinique. Une consommation d'antioxydants peut, à l'inverse, diminuer la production de cytokines dans le cas d'infection virale comme l'influenza et, nous le verrons bientôt, le coronavirus (1,2).

Je tenterai d'établir la liste des éléments à venir en ordre décroisant de priorités et donc en commençant par les plus importants. Je débuterai également toujours en offrant les sources alimentaires des éléments cités avant d'offrir au moins une option sous forme de supplément alimentaire pour ceux et celles qui préfèreraient cette option. Dans le cas des suppléments, vous devrez suivre les indications de posologie proposée sur les emballages. Pour des recommandations personnalisées, je vous conseille de faire appel à votre professionnel de la santé. Plusieurs professionnels travaillent également à distance comme une partie de l'équipe de Kin Impact pour faire de la consultation et même des évaluations initiales.

Vitamine C

La vitamine C est la grande dame des antioxydants. ‘Avec une dose raisonnable de vitamine C, l'incidence de grippe diminue' (3). Cette citation de Linus Paulin, prix Nobel de chimie et de la paix, entre autres, pour ses recherches sur la vit C ouvre le bal (4). Certaines des références à venir proviennent d'ailleurs des travaux de cet illustre scientifique. Si je faisais un vox pop dans la rue avec la question ‘quelle est la meilleure source de vitamine C?', la réponse quasi unanime serait l'orange ou le jus d'orange. Malgré le fait que l'orange soit effectivement une source de vitamine C avec 70mg pour une orange moyenne, c'est le poivron rouge qui remporte la palme avec près de 170mg pour un poivron moyen (5). Voici une liste des principales sources tirée du site www.passeportsanté.net.

 

Aliments                                                                                       

Portions

(mg)

Goyave

125 ml (1/2 tasse)

199 mg

Poivron rouge, cru ou cuit

125 ml (1/2 tasse)

101-166 mg

Poivron vert, cru ou cuit

125 ml (1/2 tasse)

54-132 mg

Papaye

½ papaye (150 g)

94 mg

Kiwi

1 fruit moyen (75 g)

71 mg

Orange

1 fruit moyen

70 mg

Jus d’orange

125 ml (1/2 tasse)

43-66 mg

Mangue

1 fruit moyen (200 g)

57 mg

Brocoli, cru ou cuit

125 ml (1/2 tasse)

42-54 mg

Choux de Bruxelles cuits

4 choux (85 g)

52 mg

Fraises

125 ml (1/2 tasse)

52 mg

Jus de pamplemousse rose ou blanc

125 ml (1/2 tasse)

36-50 mg

source:https://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/PalmaresNutriments/Fiche.aspx?doc=vitamine_c_nu

Sous forme de suppléments, il existe une foule de produits sur le marché.

La Vit C a le dos large en ce qui a trait à la santé humaine et plus spécifiquement à son impact positif sur le système immunitaire (6-9). En effet, elle fait partie de la composition même de plusieurs cellules immunitaires en plus de faciliter l'action de ces mêmes cellules contre les virus (7-12). La Vit C pourrait même être utilisée à haute dose (100g) dans le traitement de certains cancers sous supervision médicale bien entendu (13-15). Administrée sous intraveineuse, elle aurait alors la capacité de tuer sélectivement les cellules cancéreuses via un processus pro-oxydatif. À plus petite dose (2g), l'effet redevient antioxydant et la vitamine permettrait alors de réduire les risques de fibrillation (problème avec la contraction cardiaque) chez les patients opérés du cœur (16).

En cas de carence en vitamine C, l'incidence de rhume pourrait aller jusqu'à être doublée (17). Parmi ceux et celles pouvant être plus à risque de carences, on note les sportifs qui s'exposent à de plus grandes doses d'activités pro-oxydantes. Chez cette clientèle, une méta-analyse a démontré une diminution de 52% de la fréquence des rhumes. Cela étant dit, cette prévention diminue de 90% chez la population régulière. Même si cette vitamine ne prévient pas l'infection, elle pourrait par contre réduire l'intensité des symptômes comme le ferait un antihistaminique (18,19).
D'autres recherches ont été faites pour mettre la lumière sur les effets de la vitamine C sur certains coronavirus. Je vous rappelle qu'il y a plusieurs coronavirus et que celui qui cours en ce moment et spécifiquement le SARS-CoV-2. Ces recherchent s'intéressaient à la vitamine puisqu'elle avait déjà montré des effets intéressant sur les cas de pneumonies et autres infections respiratoires basses (20). Une étude est en cours pour déterminer spécifiquement si la vitamine C pourrait traiter la COVID-19. Cette étude chinoise devrait se terminer d'ici l'automne 2020 et il n'est donc pas encore possible de déterminer avec assurance que la vitamine C fera une différence significative (21). Ceci dit, puisqu'il est quasi impossible de faire une surdose de vitamine C et que celle-ci s'est montrée utile dans plusieurs cas d'infections respiratoires, son utilisation pourrait être considérée.

Vitamine D

Poursuivons dans le royaume des vitamines avec la vitamine D. En fait, à proprement parler, cette dernière n'est pas vraiment une vitamine, mais plutôt une hormone qui a hérité du mauvais nom lors de sa découverte. Cette ‘vitamine' responsable de la bonne absorption du calcium dans l'intestin a des impacts sur un large éventail de fonctions (22,23). Où se trouve la vitamine D ? Avant de parler d'aliments, vous la connaissez sûrement comme la vitamine soleil. Ce surnom provenant du fait qu'elle est produite par la peau au contact des rayons UVB du soleil.

Malgré la baisse importante de popularité dans les dernières années, les salons de bronzage NE sont PAS des endroits qui vous permettront de produire de la vitamine D. En effet, le soleil produisant normalement des rayons UVA et UVB, seuls les premiers sont produits pas les tubes des lits de bronzage. Ces derniers sont donc excellents pour faire vieillir prématurément la peau et la brûler, mais il n'y aura aucune production de vitamine D.

Considérant que la COVID-19 nous a rejointe en force au mois de mars, l'importance de parler de vitamine D n'est que plus grande encore. En effet, les carences les plus sévères chez la population nordique sont visibles à la fin de l'hiver puisque l'exposition au soleil a été minime soit parce que les gens restaient à l'intérieur ou parce qu'ils couvraient leur peau (vêtements chauds) lors des sorties extérieures (24). De plus, même avec une exposition maximale (par exemple en maillot de bain) durant la saison hivernale, la force des rayons UVB ne serait pas suffisante pour fournir la vit D. Enfin, les personnes âgées, particulièrement à risque de complications liées à la COVID-19 sont également à risque de carences en vitamine D (25-27)

S'il n'est pas possible d'avoir de bonnes doses durant l'hiver, il reste encore les aliments enrichis, les produits de santé naturels et finalement les quelques aliments naturellement riches en vit D. Dans les deux premiers cas, vous passez par un produit de santé naturelle qui est soit ajouté aux aliments que vous achetez à l'épicerie ou vendu tel quel (28). L'aliment enrichi le plus commun est le lait de vache auquel ont ajoute de la vit D2 (28,29). Cette forme synthétique de Vit D est moins bien assimilée que la forme D3 que vous trouverez facilement en supplément alimentaire (29).

Finalement les quelques aliments naturellement riches en vitamine soleil proviennent souvent de la mer (30):

• L'huile de foie de morue
• Le saumon
• Le hareng
• Les maquereaux
• Les sardines
• Le saumon/la truite

Sous forme de suppléments, il existe une foule de produits sur le marché. Gardez en tête que vous devez voir D3 et non D2 sur l'étiquette.

En sommes, puisqu'il semble difficile d'accumuler assez de vitamine D durant l'hiver, si vous ne consommez pas beaucoup d'aliments riches et de suppléments, votre niveau pourrait être bas et avoir une incidence sur votre immunité.
Certaines hypothèses établissent un lien entre la prévalence de la grippe en hiver et les carences en vit D dans une étude effectuée sur des 334 enfants en 2010 où une baisse de prévalence de 40% a été observée (31,32). Cet impact pourrait être lié à l'action positive de la vitamine D sur le système immunitaire inné et adaptatif (33,34). Une étude de 2016 concluait que la vit D est un modulateur important de la réponse inflammatoire particulièrement chez les personnes déficientes en cette vitamine (35).

L'apparition récente chez l'humain des infections au SARS-CoV-2 n'a pas permis, encore une fois, d'étudier spécifiquement l'impact de la vit D sur ce virus. Ceci étant dit, il a déjà été démontré à de multiples reprises qu'une carence pouvait être liée à un taux d'infections plus fréquent (36). Dans une méta-analyse dont les résultats ont été publiés en 2019, une supplémentation en vit D était lié à diminution notable de la prévalence d'infections respiratoires aigües de 12% à 30% selon le niveau initial des participants (37). Dans le où l'infection s'installerait tout de même, il semble que les risques de complications liés à une septicémie (infection généralisée du corps) ou même de mort seraient plus élevés chez les gens présentant une carence en vitamine D (38,39).

Bien que je préfère normalement ne pas m'avancer sur les dosages sans être en consultation privé, il semble qu'une dose générale de 1000ui/jour soit adéquate pour la majorité de la population (32,40).

Zinc

Le zinc est un minéral très abondant sur notre planète et dans notre corps. Il est lié à des centaines de réactions biochimiques incluant plusieurs qui impliquent le système immunitaire. Après avoir parlé de 2 vitamines très importantes (vit C et D), il est temps d'inclure un minéral qui est utilisé depuis longtemps pour traiter des infections respiratoires, entre autres, chez les enfants ne pouvant pas supporter la médication.

Le zinc se retrouve dans une variété d'aliments. Voici une liste non exhaustive d'aliments usuels que vous devriez considérer (41):

 

 

Aliments

Portions

Qqt zinc

Huîtres du Pacifique, crues ou cuites à la vapeur                 

100 g (2 à 4 moyennes)

17-33 mg                 

Foie de veau, sauté ou braisé

100 g

11-12 mg

Boeuf, épaule, flanc ou surlonge, braisé

100 g

7-11 mg

Épaule de veau

100 g

8-9 mg

Jarret ou épaule d’agneau, braisé

100 g

8 mg

Crabe cuit à la vapeur ou bouilli

100 g

4-8 mg

Langoustes, bouillies ou cuites à la vapeur

100 g

7 mg

Foie de boeuf ou de porc, sauté ou braisé

100 g

5-7 mg

Épaule de porc, braisée ou rôtie

100 g

4-5 mg

Boeuf haché maigre, 17 % MG, grillé

100 g

5 mg

Agneau maigre, rôti

100 g

5 mg

Germe de blé brut

30 g

3 mg

Graines de sésame déshydratées ou grillées

60 ml (1/4 tasse)

3 mg

Beurre de sésame, tahini, graines non rôties

30 ml (2 c. à soupe)

3 mg

Poulet, viande brune, bouilli

100 g

3 mg

Champignons shiitakes séchés

10 champignons (36 g)

3 mg

Légumineuses cuites

250 ml (1 tasse)

2-3 mg

Graines de citrouille et de courge, entières, rôties ou déshydratées

60 ml (1/4 tasse)

2-3 mg

Source : https://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/PalmaresNutriments/Fiche.aspx?doc=zinc_nu

En cas d'infection, la consommation de zinc sous forme de produit de santé naturelle peut devenir une option intéressante.

Comme la vit D qui a un impact autant sur l'immunité inné qu'adaptative, un déséquilibre de l'homéostasie du niveau de zinc dans le corps impacterait sur l'ensemble des réactions immunitaires (42). Une méta-analyse et revue de la littérature parue en 2012 s'est intéressée au traitement du rhume par un supplément de zinc. Le résumé des 17 essais cliniques effectués sur plus de 2000 sujets démontrait une diminution marquée de la durée et de la sévérité des symptômes de l'infection respiratoire (43). Une seconde méta-analyse précisait à son tour la dose minimale de supplément de zinc soit 75mg/jour pour la diminution de la durée des symptômes du rhume (44).

Plus près de l'infection au SARS-CoV-2 (COVID-19), le zinc se serait montré efficace contre son cousin le SARS-CoV (SRAS) , le rhinovirus et même l'herpès dans une étude in vitro (45,46).

Attention tout de même de ne pas surdoser ce minéral qui pourrait alors devenir pro-inflammatoire (47). On a même vu une immunosuppression a des doses de 80 à 225mg par jour pour aussi peu qu'une semaine (45,46). Il serait donc plus adéquat de viser 10 à 15mg (48).

Quercétine

Un autre élément sur la liste est la Quercétine. Malgré l'originalité du mot, vous pouvez trouver ce flavonoïde qui est un antioxydant puissant dans une foule d'aliments usuels comme :

• Oignons
• Câpres
• Pommes avec la peau
• Petit-fruits
• Thé
• Agrumes
• Brocolis (49)

Au niveau des suppléments alimentaires, il est possible de trouver des suppléments de Quercétine et des suppléments contenant plusieurs antioxydants incluant cette dernière.

La quercétine a été étudiée pour son impact anti-inflammatoire et spécifiquement sur les infections virales (50-53). Plus précisément, elle a été mise en relation avec un coronavirus dans une étude de 2016 où ses effets étaient protecteur in vitro (54). Le Middle East respiratory syndrome-coronavirus (MERS-CoV) a aussi été affaibli par la présence de flavonoïde comme la quercétine dans une étude de 2019 (55). Plus près de nous, la grippe H1N1 qui a semé la tourmente il y a 10 ans pourrait voir ses complications diminuées toujours en présence d'antioxydants permettant une réponse immunitaire normalisée (56). Même la grippe saisonnière influenza (H5N1) serait amoindri par ce flavonoïde. Cette étude a même démontré une diminution de l'entrée du virus dans la cellule (1,56). Finalement, il serait aussi possible de diminuer les complications pulmonaires liées à une infection par le rhinovirus (22).

Malgré la somme d'études concluantes, plusieurs d'entre elles sont in vitro ou sur le modèle animal ce qui rend l'extrapolation chez l'humain périlleuse. Gardons tout de même en tête qu'il n'y a pas d'effets nocifs liés à une consommation raisonnable de Quercétine d'environ 500 à 1000mg par jour. Cet élément reste donc dans la liste des trucs à retenir.

Plusieurs sections et références de cette série d'articles ont été inspirées d'un texte très intéressant écrit par Antony Berthou, nutritionniste français spécialisé en micronutrition et en sport-santé. Vous trouverez son texte ici.

Vous pouvez lire les premières parties :
Partie I
Partie II
Partie III
Partie IV

Consultez les références ici

 


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