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JOURNAL LE HAUT-SAINT-FRANÇOIS / La une
Jean-Claude Vézina Par Jean-Claude Vézina
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Mercredi, 26 août 2015

La Protectrice du citoyen intervient



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Pierre Alarie, délégué de la Protectrice du citoyen, a analysé trois demandes d'admission controversées au CHSLD de Weedon. Ces plaintes y ont été d'abord déposées à la suite de nombreux transferts vécus par un patient. Il y a eu aussi un refus d'héberger une personne qui, selon la Protectrice du citoyen, y aurait eu droit. Un troisième porte sur des lacunes dans des explications avant le transfert d'une autre gravement malade. D'autres situations ont aussi été saisies par l'organisme. Les conclusions de celles-ci, particulièrement sévères, ont été adressées tant à Patricia Gauthier, directrice générale du CIUSSS de l'Estrie - CHUS, qu'auprès de Denis Beaulieu, commissaire aux plaintes et à la qualité des services du même organisme.

Dans le premier cas, plusieurs évaluations ont été effectuées en 2012 « [...] avec l'outil d'évaluation multiclientèle (OEMC) [...] ». Celui-ci montrait que la patiente avait le « [...] profil pour être admise en CHSLD depuis longtemps [...] » et que la personne proche aidante était épuisée, indique M. Alarie. La dame a été déplacée quatre fois bien qu'il ait été démontré qu'elle aurait dû être logée en CHSLD. Le CIUSSS de l'Estrie - CHUS explique sa décision par un « [...] manque de place en CHSLD de Weedon à ce moment-là [...] ». M. Alarie note que le « CIUSSS ne s'est pas acquitté de sa responsabilité d'assurer une place correspondant aux besoins particuliers de l'usagère [...] ». Poursuivant, il ajoute que « [...] l'institution n'a pas fourni les moyens et les services requis par son état et a occasionné de l'anxiété et du stress chez l'usagère et les membres de sa famille. »

Dans une deuxième occasion, une dame très âgée a été refusée en CHSLD. En contrepartie, on a proposé de l'aide pour qu'elle puisse demeurer à la maison. S'en sont suivi une dégradation rapide de son cas et l'épuisement de la proche aidante « [...] peu appuyée par les intervenants qui ont semblé tenir pour acquis l'apport de la famille. » Des tests, avec l'outil OEMC, ont été effectués en l'absence de la patiente et elle a été sous-évaluée. « Le Protecteur du citoyen considère que cette manière de faire comporte des limites puisqu'elle ne permet pas à l'évaluatrice de noter les changements potentiels dans l'état de santé de l'usagère. » De sérieux différends ont surgi entre la famille et les responsables du cas. M. Alarie a demandé des explications au CIUSSS de l'Estrie - CHUS sur leur aussi grande insatisfaction, deux ans après le décès de leur mère. Il lui a été répondu qu'« à Weedon, la population était plus revendicatrice qu'ailleurs ». Il a aussi noté que « [...] les intervenants du milieu de la santé et des services sociaux semblent les considérer davantage comme des aidants que des proches de l'usagère. »

Interrogé sur ces propos de la Protection du citoyen, Mario Morand, au titre d'ancien directeur général des CSSS du Haut-Saint-François et des Sources, indique que les jugements critiqués ont été portés par des professionnels du CSSS du HSF et que ces derniers ont respecté les règles. Ils ont utilisé les outils appropriés comme l'outil d'évaluation multiclientèle. Les évaluations sont les mêmes partout en Estrie, rappelle-t-il. « Je n'ai jamais donné la directive de refuser des patients ou de truquer des résultats, c'est faux », a-t-il éclaté en réponse à des commentaires de gens qui l'accusaient de tout mettre en œuvre pour justifier la fermeture de 17 unités en CHSLD. « On n'a pas refusé de clients à cause des coupures de lits, on en a admis quinze », a-t-il répété à deux occasions.

Les appréciations négatives du Protecteur du citoyen « relève de son incompréhension du modèle », avance M. Morand. Le personnel s'assure que le patient jouira des ressources adaptées à sa situation. S'il n'y a pas de place en CHSLD, ça ne dure pas longtemps et en attendant, on offre du soutien à domicile, expliquait-il pour justifier que certaines personnes n'avaient pu y aller à temps.

M. Morand ajoutait qu'au CIUSSS de l'Estrie - CHUS, on travaillait fort pour combler les besoins par l'ajout de ressources non institutionnelles (RNI) privées qui proposent des services à coût moindre, selon ses dires. Dès la mi-septembre, l'équipe de l'organisme devrait reprendre le travail. « Si on développe les RNI, on n'hébergera pas ceux qui n'ont pas d'affaire là », faisant référence à des personnes qui ont des pertes cognitives importantes. Rappelons qu'à Weedon, la direction n'a pas pu trouver de RNI bien que deux appels d'offres aient été lancés. De ce fait, la région compte 36 lits plutôt que 56 sans la RNI, conséquence du projet Tout sous un même toit qui met dans un seul bâtiment le CLSC et le CHSLD.

Malgré les conclusions du rapport du Protecteur du citoyen, la joie ressentie de savoir que des plaintes ont été justifiées a été de courte durée. Des cas sont en suspens. Certaines familles ont reçu des synthèses d'enquêtes qui les réconfortent, d'autres ont baissé les bras. Le comité de citoyens n'a pas fini de travailler. D'autres dossiers exigent une constante attention de leur part. Lucienne Gravel, une des porte-paroles du groupe, avoue sa fatigue et son irritation de voir comment Weedon a été malmené. Le projet de fusionner les deux CSSS des Sources et Haut-Saint-François, et celui, plus épineux, de fermer des lits en CHSLD, alors que les 51 étaient occupés avant, l'ont beaucoup affectée. Elle se fie entièrement aux autres membres du comité qui s'opposent à Tout sous un même toit.


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