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Jeudi, 5 juin 2014

Une conférence appréciée de Joël Monzée



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Le jeudi 20 mars a eu lieu au centre communautaire une conférence dont la préoccupation était de « mieux comprendre le développement des enfants pour mieux les guider. »

Nous étions sept : un couple de parents, un grand-papa, un journaliste, Joël Monzée, ma femme et moi. Joël est docteur en neurosciences, psychothérapeute, directeur de l'Institut du Développement de l'Enfant et de la Famille, chroniqueur médical dans les médias, professeur associé en psychiatrie et il a une maîtrise en psychomotricité. Il est arrivé au Québec il y a 22 ans pour monter un programme spécifique pour des enfants qui avaient un parcours particulier dans une commission scolaire.

6 h 45, des fruits et du fromage pour 50, on embarque...

Il nous entraîne dans une dynamique limpide qui oscille entre vue d'ensemble, informations cruciales, et mise en scène spontanée du vécu et des métaphores. Nous abordons les dimensions scientifiques et sociales sans que nous ne soyons jamais ni perdus ni infantilisés. Vous me direz que nous n'étions que six avec lui, mais croyez-moi une grande classe d'adulte ne décrocherait pas.

Il en ressort, à titre d'exemple, que la cohérence entre ce que les adultes transmettent et ce que les enfants reçoivent est primordiale. Quand un décalage provoque un mal-être, que l'enfant ne peut le faire entendre ni verbalement ni autrement, il compense comme il peut. Les gars ont naturellement tendance à désinhiber leur comportement. Alors en classe, que font-ils? Ils bougent sur leur chaise, se retournent, font du bruit, car ils ne peuvent pas faire ce dont ils meurent d'envie parfois, c'est-à-dire sortir de la classe ou s'opposer à l'enseignant. Les filles ont tendance à compenser de façon plus introvertie, donc moins dérangeante à priori. Or, si le malaise est là, il n'est pas moins problématique.

Il s'agit avant tout de ne pas se focaliser sur les difficultés sans chercher les remèdes à leurs causes, sinon l'on risque fort de confondre les réactions normales d'un enfant et les symptômes d'un trouble mental.

Je laisse la parole à Joël : « Une autre source, c'est l'anxiété vécue par les enfants qui n'est pas déclenchée comme chez les adultes, alors que les manifestations des angoisses diffèrent également. Pour comprendre ce point de vue, prenons les films d'horreur. Qu'on les apprécie ou pas, ils procèdent toujours de la même façon. On s'attache rapidement aux personnages caricaturaux, on présente une première scène d'horreur détaillée pour activer les angoisses existentielles du téléspectateur, puis on joue uniquement sur les ambiances anxiogènes, sans revoir des scènes torturantes. C'est similaire chez les enfants, c'est l'ambiance scolaire et familiale qui déclenche leurs angoisses existentielles, à un moment où ils n'ont pas assez d'habiletés langagières et de capacité d'introspection pour comprendre ce qu'ils vivent. »

À propos de la médication : « En fait, on présente les difficultés des enfants et des adultes comme un « état neurologique » fatidique et incurable, comme l'autisme. (...) Or, cette évolution des mentalités crée des problématiques éthiques. La première, c'est qu'on ne dit pas nécessairement ce que fait réellement cette médication dans le cerveau des enfants. En fait, on l'appelle « stimulant » parce qu'elle prolonge l'activité d'un neurone, mais ce neurone inhibe toute une série de stimulations sensorielles qui, parfois, perturbent l'enfant qui ne sait pas comment canaliser cet excès d'information. Autrement dit, un psychostimulant inhibe au lieu d'aider l'enfant à faire la part des choses et à apprendre à choisir des stratégies gagnantes dans ses relations ou son apprentissage scolaire. »

Nous remercions chaleureusement Joël Monzée pour sa généreuse et passionnante prestation. En petit groupe, bien vivant, comme une soirée au coin du feu du sujet.

Que celles et ceux d'entre vous qui souhaitent le voir l'entendre et le questionner à Dudswell se manifestent, car c'est avec joie que nous organiserons une nouvelle soirée.

David Coquart


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