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Vincent Lambert Par Vincent Lambert
vlambert@estrieplus.com

Jeudi, 28 juin 2018

Première maison destinée aux femmes itinérantes



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Sandra Boutin, intervenante responsable à la Maison Marie-Jeanne, Céline Gendron, ancienne usagère du Partage Saint-François et Sébastien Laberge, directeur général du Partage Saint-François étaient bien heureux de l'inauguration de la Maison Marie-Jeanne ce matin.

Devant une demande grandissante pour l'hébergement de femmes en situation d'itinérance, le conseil d'administration et l'équipe d'intervention du Partage Saint-François ont travaillé fort pour finalement offrir ce type de ressource. La Maison Marie-Jeanne devient ainsi en Estrie le premier service d'hébergement de réinsertion pour les femmes itinérantes.

« Il y avait des services d'urgence qui étaient déjà offerts à l'Accueil Poirier, a expliqué le directeur général du Partage Saint-François, Sébastien Laberge. Malheureusement, au bout de sept jours, on n'avait pas de service à offrir aux femmes et on se devait souvent de les relocaliser dans d'autres régions. À leur demande, depuis deux ans, on travaillait à développer cette maison de réinsertion. Les femmes pourront habiter ici jusqu'à 12 mois et parfois un peu plus. »

Inaugurée ce matin, la Maison Marie-Jeanne, située sur la rue Galt Ouest, permettra d'accompagner les femmes et de leur offrir toute l'aide nécessaire. «On parle de femmes qui vivent souvent une concomitance de plusieurs problématiques, a précisé M. Laberge. L'itinérance inclut souvent la toxicomanie, la crise situationnelle, la violence, etc. La Maison Marie-Jeanne vient répondre à un besoin. Les femmes pourront prendre le temps de se reposer avant d'entamer des démarches accompagnées par une équipe d'intervenants, qui va être ici 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, pour reprendre du pouvoir sur leur vie.»

En Estrie, on parle de plusieurs centaines de femmes qui vivent dans la précarité. L'année dernière, près de 159 séjours ont eu lieu dans les services d'urgence du Partage Saint-François.

Un soulagement

Le projet de la Maison Marie-Jeanne - qui rend hommage à la cofondatrice du Partage Saint-François Marie-Jeanne Grégoire - a été rendu possible notamment grâce à un financement de la part du gouvernement fédéral via le programme Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance et par un support du CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

L'arrivée d'un tel service est un soulagement pour une ancienne usagère du Partage Saint-François qui a participé au développement du projet. «Depuis toujours, c'était un besoin d'avoir une maison comme celle-là pour les femmes itinérantes, a confirmé Céline Gendron. J'ai vécu l'itinérance pendant 15 mois et j'ai été balancée d'un côté et de l'autre. J'ai même vécu dans mon auto vu qu'il n'y avait pas de place pour une femme comme moi. Je n'étais pas victime de violence conjugale alors je ne pouvais pas aller dans une maison d'hébergement pour ça.»

Celle qui a réussi à surmonter de nombreuses épreuves affirme que la Maison Marie-Jeanne représente un sentiment de sécurité. « Quand on vit dans la rue, on n'a pas de place pour aller dormir, manger ou aller se doucher, a-t-elle remarqué. La Maison répond maintenant à ces besoins de base. Si j'avais eu une maison comme ça lorsque j'étais itinérante, j'aurais pu me reposer plus rapidement et combler mes besoins de base. J'aurais donc pu me réinsérer beaucoup plus rapidement dans la société. »

Un intérêt marqué

La Maison Marie-Jeanne est ouverte à toutes les femmes qui ont plus de 18 ans et qui désirent reprendre le pouvoir sur leur vie. Au moment d'écrire ces lignes, déjà quatre femmes résident dans la maison sur une possibilité de huit. Précisons que deux lits d'urgence sont aussi accessibles.

« Les femmes qui sont intéressées à faire une demande peuvent nous téléphoner, se présenter sur place ou être recommandées par le biais d'un autre organisme, a souligné Sandra Boutin, intervenante responsable à la Maison Marie-Jeanne. Aussitôt qu'on a un contact avec la femme, on prend un rendez-vous pour évaluer les besoins et explorer la situation. On regarde s'il y a des besoins au niveau de la réinsertion sociale. Si la femme accepte les règlements de base qu'on lui nomme, elle peut intégrer nos services la journée même ou les jours suivants. »

« On veut créer une dynamique et un milieu de vie dans la Maison, a noté M. Laberge. On est pas mal certain qu'on va passer à un taux d'occupation de 100 % dans les prochaines semaines. »


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