magasingeneral.com
Netrevolution Forfaits internet & Téléphonie illimité

Accueil   Chroniqueurs   Contactez-nous        
 
-19°C
détails
Annonces Classées Avis de décès Maison à vendre Concours Magasin général Calendrier Annuaire
 
Memphrémagog - journal
Journal Le Haut-Saint-François
La une
Actualité
Art et Culture
Cahiers Spéciaux
Sports
Opinions
Dates de parution
Contactez-nous
Facebook
Agenda
JOURNAL LE HAUT-SAINT-FRANÇOIS / La une
Jean-Claude Vézina Par Jean-Claude Vézina
info@journalhsf.com

Mercredi, 11 mars 2015

Fermeture de la Ferme aux Champêtreries



 Imprimer   Envoyer 

Déception sans borne, regrets, résignation et impression d'avoir échoué ! Voici les sentiments, les émotions que vivent Jacques Baillargeon, directeur général des Distributions l'Escalier, entreprise d'insertion à l'emploi située à Montréal et Linda Thibault, directrice de la Ferme aux Champêtreries, sise aux confins des municipalités de Bury et Newport, sur le chemin Redden. Incapable de poursuivre la formation que la ferme offrait aux 18-30 ans depuis 2003, faute de subventions récurrentes provenant des gouvernements provincial et fédéral et tenant compte du déficit de 175 000 $, la direction a décidé de vendre cette propriété de 35 acres et les équipements de cuisine.

« Nous n'avons aucun intérêt à maintenir les opérations de commercialisation des produits fabriqués à la cuisine, d'autant plus que, pour maintenir les activités à la Ferme aux Champêtreries, nous avons accumulé, à ce jour, 175 000 $ de déficit », déplorait amèrement M. Baillargeon. Il indiquait que depuis son inauguration, en 2003, 170 jeunes femmes et hommes âgés de 18 à 30 y avaient été formés avec un taux de réussite de quelque 75 %. Les jeunes visés étaient pour la plupart sans revenu ou ils étaient peu scolarisés quand ils arrivaient, mentionnait le directeur général. La majorité de ces jeunes ont choisi de travailler ou sont retournés aux études, tout en résidant dans la MRC, ajoutait Linda Thibault.

Au provincial, la réponse aux demandes répétées de la ferme auprès d'instances provinciales est restée lettre morte. Malgré les nombreux appuis récoltés au sein de la MRC du Haut-Saint-François et les représentations faites avec des délégués du milieu, le Centre local d'emploi de Sherbrooke à l'époque a refusé d'aider l'organisme prétextant qu'il y avait une entreprise de réinsertion dans la ville et que c'était suffisant. D'autres démarches ont été entreprises pour développer des cours jumelant travail et études avec la Commission scolaire des Hauts-Cantons, démarches qui se sont avérées infructueuses.

Depuis des années, la recherche de subvention pour étayer le projet occupe une grande partie du temps de la direction. Avec le programme Connexion compétences du gouvernement fédéral, le fonctionnement était assuré pour des périodes de six mois, sans toutefois être certain que la prochaine demande serait acceptée. Maintenir la production horticole s'avérait problématique de même que la transformation des produits destinés à la vente. La réponse à une nouvelle requête de financement adressée en avril 2013 aux fonctionnaires canadiens concernés devait être connue en janvier 2014. Jusqu'à la semaine dernière, toutes les fois que la directrice appelait, on lui répondait que « le processus suivait son cours. »

Le 26 février dernier, le député du NPD dans Compton-Stanstead, Jean Rousseau, a questionné à la Chambre des communes, le ministre de l'Emploi et du Développement social, Pierre Poilièvre, sur le sujet. Ce dernier « a vanté les succès de ce programme et accusé le NPD de vouloir hausser les impôts. » Cependant, en dehors de la Chambre, M. Poilièvre a accepté de vérifier le dossier. À moins d'un revirement de situation dans les heures qui viennent, cette entreprise d'insertion travail ira joindre les nombreuses autres victimes des coupes budgétaires exécutées au nom de l'équilibre pécuniaire du pays et des provinces.

C'est la mort dans l'âme que M. Baillargeon et Mme Thibault, après consultation avec le C.A. de l'Escalier, annoncent la mise en vente de la ferme et des équipements de cuisine. Ils laissent aussi une serre neuve, prix pancanadien reconnaissant la qualité de leur fonctionnement et leur utilité dans le milieu.


Sykes Sherbrooke ICT Canada Marketing
Inscription Infolettre EstriePlus.com
  A LIRE AUSSI ...
El Tabernaco ouvre à Drummondville

El Tabernaco ouvre à Drummondville
Labatt innove et investit 2 M$

Labatt innove et investit 2 M$
NOS RECOMMANDATIONS
Il faut taxer le sucre

Il faut taxer le sucre
Vente du bien d’autrui

Vente du bien d’autrui
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

Inscription Infolettre EstriePlus.com
Val Estrie Ford - mai 2018
 
Sylvie Roy
Jeudi, 22 novembre 2018
Aider son enfant à surmonter la perte d’un animal

Catherine Côté
Mercredi, 21 novembre 2018
Le Glam à l’honneur pour les fêtes !

Daniel Nadeau
Mercredi, 21 novembre 2018
Sommes-nous toujours des Canadiens français?

Marie-Soleil Samson, B.Sc., ND. A.
Mardi, 20 novembre 2018
Guide de survie pour les fameux partys de Noël

François Fouquet
Lundi, 19 novembre 2018
Faire quelque chose, mais quoi? Mais qui?

Centre de développement athlétique Badmofo Methods
El Tabernaco ouvre à Drummondville Par Cynthia Dubé Jeudi, 15 novembre 2018
El Tabernaco ouvre à Drummondville
Quoi faire ce week-end Par Cynthia Dubé Vendredi, 16 novembre 2018
Quoi faire ce week-end
Le Cégep de Sherbrooke face au numérique Par Cégep de Sherbrooke Jeudi, 15 novembre 2018
Le Cégep de Sherbrooke face au numérique
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2017 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous