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Catherine Blanchette Par Catherine Blanchette

Mercredi, 9 novembre 2016

L'action communautaire à bout de souffle



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Sébastien Laberge, directeur du Partage Saint-François

Il frappe à notre porte, il nous sollicite à l'entrée de l'épicerie, à la télévision lors de téléthons, à l'approche du temps des Fêtes... Le besoin, il est là, il est partout, et pas seulement lorsque l'on dévale les rues les plus sombres du centre-ville.

En tant que citoyen, nous sommes tous bien conscients de la misère présente dans notre communauté. Nous possédons tous un certain degré d'informations sur les organismes d'aide, sur leurs besoins de plus en plus criants. Mais concrètement, quel est le portrait de la situation?

Vulgarisation de l'action communautaire

D'abord, les humains n'évoluent malheureusement pas tous dans les mêmes conditions. La pauvreté, la maladie mentale, la dépendance, la violence, font partie de notre société. Et la santé de cette société, c'est l'affaire de tous.
En Estrie seulement, ce sont 250 organismes communautaires qui oeuvrent auprès de clientèles en difficulté. Ces dits organismes fonctionnent de façon autonome et recueillent en moyenne 50 % de leur financement, entre autres en sollicitant l'aide de la population.

La seconde part du financement provient de subventions du gourvernement, mais pour certains organismes seulement. Peut-on figurer que certains d'entre eux fonctionnent sans aide financière aucune?

Les gens vulnérables se tournent vers les organismes communautaires pour briser leur isolement et y trouver des ressources concrètes, de l'entraide, de l'espoir. Les professionnels qui travaillent au sein de ces organismes sont animés d'une vocation d'aider, d'un dévouement hors du commun. Mais sans argent, on ne va pas bien loin...

Campagne unitaire nationale Engagez-vous pour le communautaire

Partout au Québec, les organismes communautaires sont à bout de souffle. Le manque financier se fait sentir au niveau des services offerts aux bénéficiaires, se traduisant entre autres par une réduction des heures d'ouvertures, une diminution de la capacité d'accueil, et par du personnel épuisé. Puisque l'union fait la force, les organismes se sont tous regroupés pour se faire entendre.

Des activités ont eu lieu hier et aujourd'hui dans chacune des MRC de l'Estrie. Ici à Sherbrooke, c'est un rassemblement régional et une marche qui ont eu lieu en début d'après-midi, aujourd'hui. Des responsables de divers organismes s'entretenaient avec les médias pour communiquer leur désespoir et leurs attentes. Ils en avaient gros sur le coeur.

«La ministre Lucie Charlebois, déléguée à la Santé publique, se contredit, indique Sébastien Laberge, directeur du Partage Saint-François. Elle a voté dernièrement une motion appuyant l'action communautaire, mais elle prétend du même coup que le gouvernement ne peut en faire plus, que c'est aux organismes de trouver leur financement auprès de la population. Elle s'interroge sur le fait que la population ne nous soutient pas. Pourtant, on informe les citoyens, on les sollicite plus souvent qu'à notre tour, et on sent leur appui. Mais ce n'est pas suffisant. J'invite la ministre à venir constater à quel point on fait des miracles avec le peu qu'on a, à quel point le personnel des organismes se dévouent corps et âme pour offrir des services.»

«On se mobilise aujourd'hui autour de quatre revendications, souligne Sylvie Bonin, coordonnatrice de l'ACEF. On souhaite d'abord plus de financement de base, pour soutenir la mission globale des organismes. On dénonce également le fait que les subventions de la majorité des organismes ne sont pas indexés. Pourtant, les coûts de fonctionnement augmentent. Les tarifs d'Hydro-Québec, les coûts de loyer, pour ne nommer que ceux-ci. Des montants de subventions non-indexés, ça ne permet pas de travailler avec le même budget, c'est s'appauvrir. On souhaite par ailleurs conserver l'autonomie des groupes. Issus de la communauté, nous sommes les mieux placés pour déterminer nos besoins prioritaires. Et finalement, au-delà des organismes communautaires, on souhaite un réinvestissement dans la population en général. Avec les mesures d'austérité et toutes les coupures en santé, en éducation et dans les services publics, ça ne fait qu'augmenter les besoins des gens. Et qui devra s'occuper éventuellement de ces gens? Les organismes communautaires. Le travail de prévention est donc primordial», poursuit Mme Bonin.

«Les groupes communautaires sont des acteurs essentiels au bon fonctionnement de la société, dit pour sa part Lise Roy, de chez Entrée chez soi Brome-Missisquoi, ressource alternative en santé mentale. On souhaite faire partie intégrante du réseau de la santé et des services sociaux. Les besoins sont infinis, nos professionnels sont sous-payés, c'est une dévotion. Savez-vous qu'avec le salaire d'un médecin on pourrait financer le fonctionnement annuel d'un organisme? Et pourtant, notre apport est significatif sur la vie de bien des gens.»

«On comprend que la population s'identifie à certaines causes, qu'elle soit touchée par la mission de certains organismes plus que d'autres, explique Sébastien Laberge. C'est pourquoi plusieurs petits organismes méconnus ou moins populaires ont besoin du soutien financier du gouvernement. L'an dernier, la Fondation du CHUS a amassé près de 6,5 millions de dollars, la Fondation de l'Université de Sherbrooke, près de 8 millions, tandis que Centraide a peiné à recueillir 1,5 million. Pourtant, les besoins se font sentir tout autant. »

De l'aide à bien des niveaux de la communauté

Où va l'argent recueilli grâce à la générosité de la population et les subventions gouvernementales? Maisons d'hébergement, refuges, groupes de femmes, aide aux familles démunies, alphabétisation, éducation populaire, support aux personnes handicapées, lutte à la pauvreté, défense des droits, aide à l'emploi, soutien en santé mentale cuisines collectives, etc. En tant que société, sommes-nous vraiment en mesure de ne pas nous sentir concernés par ces enjeux? Intéressante et essentielle piste de réflexion...

 


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