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Elizabeth Nadeau Par Elizabeth Nadeau
enadeau@estrieplus.com

Mardi, 8 décembre 2015

PL 86 : déception et beaucoup de questionnements en Estrie



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Les présidents des conseils des commissaires Michael Murray (Eastern Townships), Yves Gilbert (Hauts-Cantons), Jean-Philippe Bachand (des Sommets) et Gilles Normand (Sherbrooke).

C'est avec une grande déception et surtout, beaucoup de questionnements que les présidents des commissions scolaires de la région accueillent le projet de loi 86 (PL 86) visant à réformer l'éducation, déposé par le ministre François Blais vendredi dernier.

Selon le président de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), Gilles Normand, « le projet de loi ressemble plus à un brassage de structures qu'une vision de l'éducation du ministre. À première vue, le ministre est très loin des préoccupations que nous avons pour nos élèves. »M. Normand déplore que le ministère s'entête à forcer une nouvelle réorganisation au lieu de miser sur le développement de projets pour la réussite des élèves.

« En matière de gestion, nous sommes même devenus un modèle pour d'autres commissions scolaires. Alors pourquoi rebrasser des structures? », questionnait-il en point de presse conjoint avec ses homologues Yves Gilbert, de la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC), Jean-Philippe Bachand, de la Commission scolaire des Sommets (CSS) et Michael Murray, de la Commission scolaire Eastern Townships (CSET).

Craintes pour la répartition équitable des ressources
Yves Gilbert questionne plus particulièrement la répartition des ressources entre les milieux urbains et ruraux et les milieux plus favorisés et défavorisés. Les enveloppes seraient directement dirigées aux directions des écoles au lieu de transiter par les commissions scolaires, si le projet de loi était adopté tel quel.

« Le ministre nous avait promis une vision de l'éducation et il n'y a aucune préoccupation quant à la réussite réelle des élèves dans ce projet de loi, affirme-t-il. Les élus scolaires ont notamment comme mission d'assurer une répartition équitable des ressources entre les établissements. C'est particulièrement important en région pour que tous les élèves aient une chance égale de réussir. »

M. Gilbert demande également comment le ministre peut assurer que les petites écoles n'auront pas à se battre contre des grandes écoles plus favorisées pour obtenir les ressources du ministère. Selon lui, le PL 86 ne sert qu'à faire plaisir à ceux qui souhaitent voir disparaître les élections scolaires et l'abolition des institutions.

L'abolition pure et simple de la démocratie scolaire démontre quant à elle un grand manque de considération pour le travail que les commissaires ont pu réaliser au cours de leurs mandats, conclut M. Gilbert.

Les raisons de conserver la gouvernance actuelle
Les conseils des commissaires affirment que la quasi-totalité des modifications proposées par le projet de loi pourrait être appliquée sans modifier la gouvernance actuelle, par exemple en modifiant la Loi sur l'instruction publique pour donner le droit de vote à d'autres acteurs lors de la prise de décision.

Michael Murray affirme quant à lui que le ministre sous-estime la complexité de ces décisions et craint que le chacun pour soi primera au détriment de la collaboration, lorsque viendra le temps de répartir les ressources entre établissements.

« Les conseils élus servent aussi de contrepoids aux décisions très centralisées du ministère de l'Éducation, affirme M. Murray. Le ministre rend maintenant cette démocratie facultative aux résultats d'un sondage [ndrl : une élection scolaire aurait lieu si 15 % des parents le jugeraient nécessaire]. Tout semble très bien aller ici, alors quelle est l'urgence d'éjecter les commissaires scolaires? »

M. Murray est par ailleurs convaincu que les économies dont parle le ministre Blais sont fictives.

« Lors des fusions en 1998, on nous avait parlé de grandes économies. Il n'y en a pas eu. Les ministres Bolduc et Blais nous ont parlé d'économies de 600M $, pour ensuite devenir 50M $ et finalement, dix millions. On se demande aussi, c'est quoi la vision de l'éducation du gouvernement? »

La suite...
Gilles Normand assure qu'il attend avec impatience la commission parlementaire qui suivra le dépôt du projet de loi. Comme celui-ci a été déposé à la dernière minute de la session parlementaire, les consultations n'auront lieu qu'au retour des parlementaires, à la fin du mois de janvier 2016.

Si les commissaires ont tous affirmé avoir fait des représentations auprès de la députation libérale de l'Estrie au cours des dernières semaines, ils sont confiants de pouvoir faire apporter certaines modifications au projet de loi, notamment en ce qui concerne la disparition des commissaires élus.

« La prochaine étape, c'est d'aller convaincre le ministre en commission parlementaire. Nous espérons qu'il y ait une commission élargie et nous voulons y participer », affirme Gilles Normand.

« Le ministre Blais avait parlé de fusions des commissions scolaires. Nous avons fait des représentations et démontré aux députés de l'Estrie que ce n'était pas une solution optimale. En septembre dernier, le ministre a annoncé qu'il n'y aurait pas de fusions. À quelque part, on doit être écoutés! Par ailleurs, sur la question de l'avenir des commissions scolaires, il n'y a pas de consensus au sien du caucus libéral en Estrie. Nous poursuivrons notre travail », soutient Yves Gilbert.


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