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JOURNAL LE HAUT-SAINT-FRANÇOIS / Actualité
Jean-Claude Vézina Par Jean-Claude Vézina
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Mercredi, 15 janvier 2014

Ambulance des Appalaches de La Patrie à Dessercom



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Après plus de 30 ans de loyaux services comme urgentiste et propriétaire d'Ambulance des Appalaches, Sylvie Gaudreau, de La Patrie, remet le flambeau à Dessercom, organisme à but non lucratif ayant le statut d'organisme de bienfaisance.

« Je tiens à rassurer la population, il n'y aura pas de déménagement ni de changement de territoire », spécifie celle qui passe la main aux nouveaux propriétaires.

Dessercom est devenue la plus grande entreprise privée du Québec dans le domaine des transports d'urgence. Cette 21e transaction leur permet de couvrir les besoins des petits milieux particulièrement. Pour confirmer son intention d'établir une permanence à La Patrie, Dessercom entreprend des travaux pour transformer la maison de Mme Gaudreau en caserne et bureau permanent.

Stephan Scalabrini, directeur des opérations, secteur ouest, chez Dessercom, décrit le projet. Les bureaux et le garage seront sur le même plancher. Une partie sera réservée à l'hébergement des ambulanciers qui sont de l'extérieur et le sous-sol sera utilisé pour des rencontres et des formations pour le personnel régional.

Comme il existe des instructeurs qualifiés chez Dessercom, ils pourront offrir ces mises à jour aux urgentistes des alentours. Alexandre Caponi, secouriste établi à La Patrie depuis plusieurs années, assumera le rôle de chef d'équipe pour assurer le bon fonctionnement du service d'urgence.

Mme Gaudreau a passé sa vie dans l'univers des secours à offrir aux gens et leur transport vers les hôpitaux. Elle a repris de son père Bertrand, qui assurait à la fois les services d'urgence et funéraires, la relève. « Pendant 27 ans, le téléphone était dans la maison. Je devais répondre 24 heures sur 24 aux urgences », se rappelle-t-elle. « Mon temps est fait », ajoute-t-elle en soupirant se souvenant du travail assumé.

Son métier, elle l'a toujours pris à cœur, surtout qu'elle était du milieu et qu'elle connaissait presque tout le monde par leur «ti-nom». « J'aimais mieux les ramasser moi-même, ces amis, ces gens que je connaissais bien, je pouvais donner mon 150 % », ajoute-t-elle, plongée dans ses souvenirs.

Mme Gaudreau a su maintenir ses équipements à la fine pointe de la technologie. Elle s'assurait que les secouristes possédaient les compétences et les attitudes nécessaires pour accomplir leur devoir. Au fil des ans, plusieurs personnes de La Patrie et des environs ont occupé la fonction de brancardiers. Aujourd'hui, souligne Sylvie Gaudreau, sur 4 ambulanciers résidant en permanence à La Patrie, trois viennent de l'extérieur. « C'est important pour La Patrie, ces emplois-là », signifie-t-elle.

Chez Dessercom, on se porte garant de la qualité des services. « Nous avons l'expertise et nous avons développé de bonnes habitudes de travail. Nous fonctionnons en étroite collaboration avec l'Agence de la santé et des services sociaux. C'est notre assurance qualité », avance M. Scalabrini. « On veut être les meilleurs en nous assurant que les paramédicaux sont qualifiés et que les outils sont impeccables », qu'il ajoute. La caserne de La Patrie deviendra un milieu de vie pour les ambulanciers. Des drapeaux de l'entreprise et autres identifieront clairement les liens qu'ils entretiennent avec les organismes qui supervisent leur travail.

« Des projets pour le futur Mme Gaudreau? » Songeuse, elle n'en voit pas pour le moment. « Je vais rester à La Patrie jusqu'en juillet, ensuite, je verrai », confie-t-elle ambivalente face à son avenir.

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