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Elizabeth Nadeau Par Elizabeth Nadeau
enadeau@estrieplus.com

Mardi, 9 août 2016

Accès aux soins: le pouvoir du médecin sur lui-même



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Le docteur André Munger pratique sous la formule de l'Accès adapté depuis huit ans. Aujourd'hui, ses patients sont heureux : ils voient leur médecin lorsqu'ils en ressentent le besoin... et non plus deux mois plus tard! Et ce, simplement parce qu'il gère son agenda différemment.

La plus récente idée visant à améliorer l'accès aux soins de santé est celle de créer une nouvelle structure à l'échelle locale, autrement dit les fameuses supercliniques promises par Philippe Couillard en campagne électorale. Or, une meilleure solution existe selon les professionnels actuellement sur le terrain. Parmi eux, le Dr Munger, membre d'un groupe de médecine familiale (GMF) à Sherbrooke.

La clé : la gestion de l'agenda
Aux yeux du Dr. Munger, l'Accès adapté est LA vision à préconiser dans l'organisation son agenda, de manière à permettre à ses patients d'obtenir un rendez-vous lorsqu'ils en ressentent le besoin là, maintenant.

« L'Accès adapté mise sur une optique de pertinence de la profession et veut résoudre la question de l'accessibilité aux soins de santé, l'une des plus grandes lacunes au Québec. J'ai du pouvoir sur l'accès que mes patients ont à leur médecin, c'est-à-dire moi », affirme le médecin.

Selon lui, il n'est pas question de remettre en cause les services ou les médecins : la qualité des services est là et les médecins québécois sont qualifiés. Mais il faut changer la façon de voir la consultation médicale et non plus permettre la construction d'un horaire sur plusieurs mois, une entrave majeure à l'accessibilité aux soins de santé aux dires des défenseurs du modèle de l'Accès adapté.

« Les rendez-vous annuels ne servent à rien. En intégrant le modèle à sa pratique, le médecin doit avoir le souci de répondre au besoin ponctuel de son patient tout en s'assurant de faire le tour du jardin si besoin il y a. Il faut également qu'il ait le souci de savoir à qui il parle, assis devant lui dans son bureau, et où cette personne est rendue dans sa vie. Pour le médecin, c'est plus pertinent de travailler ainsi, et bien plus intéressant aussi. »

Les disponibilités d'André Munger sont étalées sur deux semaines et il se garde quelques heures par jour qui seront destinées aux rendez-vous urgents. Cette façon de faire lui permet de voir plus de cas aigus et oblige la collaboration interprofessionnelle dans le GMF.

« Les patients n'abusent pas de ce système, bien au contraire! Les miens sont satisfaits parce que depuis quelques années, ils me rencontrent lorsqu'ils en ressentent le besoin et à moins d'une urgence, cela se fait dans les deux semaines. Les médecins doivent changer leur façon de faire pour se permettre de voir leurs patients lorsque c'est nécessaire », affirme-t-il sans détour.

Un profond changement de culture est nécessaire
Depuis quelques années, le Dr. Munger est de l'équipe de formateurs qui rencontre les médecins partout au Québec pour faire la promotion du modèle.

« C'est inacceptable, en 2016, qu'un patient n'arrive même pas à obtenir une ligne téléphonique pour parler à la secrétaire de son médecin. Et que s'il réussit, qu'il ne puisse pas obtenir un rendez-vous dans un court délai. Mais il faut que les médecins aient cette volonté de changer leur pratique. »

Qu'a-t-il pu constater au fil des ans à l'occasion des formations données sur l'Accès adapté aux médecins québécois?

« Ils sont intéressés par le discours, mais ils sont encore très loin d'être une majorité à l'adopter. L'Accès adapté exige un changement profond de culture et nécessite entre autres de développer une alliance stratégique avec son adjointe administrative. Elle doit comprendre ce que le médecin fait pour l'expliquer aux patients et arriver à gérer efficacement son horaire. La transition exige plusieurs mois, notamment pour épurer la liste de patients qui attendent pour une consultation. »

Dans le GMF du Dr. Munger, un peu moins qu'une dizaine des médecins pratiquent selon le principe de l'Accès adapté. Au Québec, seulement environ 20 % des médecins de famille fonctionnent correctement en ayant adopté le modèle.

Certains l'ont adopté à 100 %, d'autres utilisent un modèle mixte. « Chassez le naturel et il revient au galop », prévient André Munger.

Pourrait-on forcer le changement?
« La situation changera réellement lorsque les patients en auront assez de ne pas pouvoir consulter lorsqu'ils en ont de besoin et qu'ils demanderont à leur médecin pourquoi ceux-ci ne font pas de l'accès adapté », estime-t-il.

Sans compter que le modèle n'offre pas que des avantages aux patients : les médecins y trouvent aussi leur compte parce qu'ils deviennent plus actifs, selon André Munger.

« Mais il y a encore plus important: la question de l'accessibilité aux soins est réglée », conclut-il.


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