L'idée de départ est simple et son rendu, aussi efficace que payant. De grandes entreprises de télécoms à la feuille de route ... entachée préparent des panoplies de services auxquelles souscrivent des quantités fabuleuses de consommateurs (94 % du marché canadien). C'est le principe du guichet unique pour tout ce qui ressemble à de l'électronique : Internet, télévision, téléphone, mobilité et centrale d'alarme. En effet, pourquoi se casser la tête avec une ribambelle de fournisseurs ?
Cette façon de faire permet de mieux s'attacher les clients : par exemple, vous êtes insatisfait de la fourniture Internet chez Vidéotron, vous n'oserez pas changer de fournisseur sachant que vous aurez à défaire un paquet de nœuds (package deal) compliqué. Ouin !
En ce qui me concerne, Vidéotron, un des fers de lance de la convergence à la mode PKP (1) et Bell, une géante sur laquelle on accole de plus en plus l'étiquette ABB (« Anything But Bell »), n'arrivent pas à m'offrir le même rapport qualité-prix, côté haute vitesse Internet, que mon petit fournisseur indépendant, Oricom-Rocler. Et, vous savez quoi, ce dernier est désormais en situation de m'offrir le service téléphonique de base, ce qui, « toutes choses étant égales par ailleurs », me coûte deux fois et demie moins cher qu'avec Bell.
Pour continuer à tout étaler, c'est Telus qui assume mes besoins de mobilité, un secteur où, par définition, les « petits » sont exclus. En effet, la géante britanno-colombienne m'a proposé un « plan » aussi bon que ceux de Rogers et Bell, mais à quasiment 30 $ moins cher par mois.
Enfin, côté télévision, j'ai ma façon personnelle d'assumer ce « besoin-qui-n'en-n'est-pas-un »; en lisant entre les lignes de cette chronique (cliquez sur le lien), vous comprendrez.
Si je ne veux ni de Vidéotron, ni de Bell (ni de Telus si je le pouvais), c'est, notamment, en raison de leur attitude des deux dernières années. Je ne les accuserai pas de collusion, le terme est peut-être un peu fort. Mais dans les faits, les fournisseurs top niveau ont suivi Bell dans son « entente » avec l'organisme canadien de réglementation en télécoms, le CRTC, visant à imposer aux consommateurs et aux petits fournisseurs indépendants, leur façon de voir les choses : telle limite, tel mode de calcul, telle philosophie commerciale (utilisateur payeur ou « metered billing »), etc., ce qui a abouti en la décision de février dernier. La fourniture Internet relevait désormais du diktat des « câblos » et des « telcos ».
Heureusement, la rue a grondé. Ainsi, le gouvernement conservateur, grand tenant de la libre concurrence, a exigé du CRTC qu'il refasse ses devoirs. Ce qu'il a fait. Mardi, son président, Konrad von Finckenstein (photo du haut), rendait publique la nouvelle approche, une décision qui, côté consommateur, a cette fois été mieux accueillie. Certains parlent d'irritation dans le cas des « grands » fournisseurs et de baume dans celui des « petits », ces Oricom et autres ColbaNet qui détiennent 6 % du marché canadien.
En gros, les « petits », devront désormais prévoir leurs besoins mensuels en termes de bande passante et les « gros » devront leur en vendre, mais un peu moins cher qu'avant, sous forme de blocs mensuels de 100 Mb/s (par exemple). Si les « petits » n'en ont pas assez, ils devront étirer la sauce et s'ajuster le mois suivant. Ils géreront ainsi leurs besoins à leur goût et factureront leurs clients comme ils l'entendent.
S'ils ont des clients abusifs, ceux qui téléchargent des films et de la musique en dépassant parfois le cap impressionnant du 2 Tb/s, ils pourront facilement leur imposer une limite sans pénaliser les autres.
C'est cela la beauté d'être « petit » et indépendant. Il est possible de « parler » intelligemment à ses clients et d'entretenir des relations conviviales avec eux.
Pourquoi je me priverais de ce petit bonheur ?
Quelques petites vites:
Il y a quinze jours de cela, j'ai eu toute la misère du monde à me dénicher un disque dur dans les boutiques informatiques de mon coin de pays. J'ai fini par acheter un machin tout monté dans un beau boîtier kioute - c'était le dernier - chez Future Shop. La raison ? La moitié des locaux de Western Digital (50 % de la production mondiale de disques durs) sont actuellement sous 4 pieds d'eau en Thaïlande. Même horreur pour bon nombre de sous-traitants « just in time » ! En temps normal, il se fabrique quelque 50 millions de disques par mois. Or, depuis quelques semaines, c'est deux fois moins, grosso modo. Sachant que HP et Dell sont les principaux fabricants de PC au monde, WD commencera par satisfaire ces deux gros clients. Ensuite, ce sera au tour des Asus et autres Lenovo. Il paraît donc logique d'estimer que de notre côté, nous les petits bidouilleurs, il faudra s'armer de patience avant de pouvoir mettre la main sur un gros WD flambant neuf. Les pessimistes parlent même de six mois ...
Selon une recherche effectuée à l'UQAM, « la rémunération et les bonis de performance ne permettent pas une meilleure productivité des employés. Au contraire, ils peuvent occasionner la contre-productivité et l'épuisement professionnel ». C'est Jacques Forest, un prof en gestion et un expert en ressources humaines qui l'affirme. Le chercheur est arrivé à cette conclusion en épluchant les réponses de 836 membres de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec. On apprend ainsi que l'argent n'est pas toujours un facteur de performance. Par exemple, les bonis qui font augmenter l'effort au travail ont un certain coût psychologique qui peut rendre les salariés moins performants, voire contre-productifs. D'ajouter le prof Forest, travailler par goût et vocation augmente le bien-être et rend les employés plus performants que ceux travaillant principalement pour l'argent. Pour obtenir l'étude, cliquez sur la vignette; vous pourrez ainsi communiquer avec M. Forest.
On a tous entendu parler de la cybermenace qui plane sur la tête des grandes organisations et des infrastructures publiques. Symantec, la fabricante des outils Norton, est une des boîtes américaines qui traite régulièrement de cette calamité potentielle. Or voilà que dans un récent sondage qu'elle a tenu auprès de 1900 PME, dont 500 canadiennes, il ressort de cela que plus de 50 % des répondants se croient à l'abri, tout en se disant conscients des impacts négatifs sur leur boîte advenant qu'elle soit frappée. 41 % estime que cela est dû au fait que les PME n'intéressent pas vraiment les cybermalfaiteurs. Incidemment, ce sont les PME montréalaises qui sont ressorties comme étant les moins préparées. 58% d'entre elles se sont dit "suffisamment protégés" alors que 64 % ne prémunissaient pas leurs ordis, ceux utilisés pour les transactions bancaires en ligne, de mesures de sécurité. Pire. 9 % ont avoué ne prendre aucune précaution particulière. Cliquez sur la vignette pour télécharger le rapport complet.
Cette fois, ce serait la bonne ! Il semblerait que Samsung lancera d'ici un mois ou deux la SUR40, un dispositif appelé « surface » qui peut être utilisée comme table, écran mural ou kiosque. Ce bijou qui se vendra au moins 8 000 $US, a été positionné comme outil de communications, d'information et de marketing dans des créneaux tels l'industrie automobile, le commerce au détail, l'éducation et la finance. La techno Microsoft Surface permet de naviguer du bout des doigts sur un écran de 40 pouces en 1920 x 1080 (1080p) capable de réagit à 50 touches simultanées. Wow !
Merci de m'avoir lu et bonne fin de semaine.