Depuis plus d'un an, la quasi-totalité des photos que je prends pour illustrer mon blogue provient d'un iPhone 4 ou, de plus en plus, d'un 4s (c'est le cas de l'illustration ci-haut). Le résultat me convient parfaitement. L'absence de fonctions, manettes, boutons, ajustements et autres gris-gris professionnels ne me gêne pas. Je ne suis pas photographe de magazine, je suis blogueur. Le 4s a beau me donner des photos de 3264 x 2448, le format le plus audacieux auquel je peux consentir oscille autour de 595 x 425.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'en quatre ans, la fonction photo de l'ordiphone le plus connu sur la planète a considérablement évolué (on en a un ou s'en sert pour bien comparer le sien). Il en a résulté un train d'enfer qui a forcé la concurrence à courir dans la même direction ou, à l'occasion, de foncer plus en avant. C'est un fait que l'écurie Android possède quelques très beaux spécimens.
Voici un petit rappel. Les deux premiers iPhone, le Edge et le 3G (ici à droite), ont été lancés en novembre 2007 et en juillet 2008. Avec une définition de 2 mégapixels (sans flash), leurs appareils photo étaient, selon les critères d'aujourd'hui,
rudimentaires. Mais onze mois plus tard dans un contexte fou de trépidation, Apple corrigeait un peu le tir avec le iPhone 3GS (ci-contre) dont l'appareil photo (sans flash) avait été rehaussé à 3,2 mégapixels. Fait à signaler, la caméra devenait en mesure de fournir de la vidéo en 480p.
En juin 2010, c'était au tour du iPhone 4 de sauter dans la mêlée (photo ci-après). Cette fois, sa fonction photo devenait concurrentielle à celles des appareils photo dédiés; la définition était portée à 5 mégapixels et la vidéo à 720p. Partout des alléluias se firent entendre ! En prime, le 4 inaugurait le principe d'une deuxième caméra intégrée sur le devant.
Puis, le mois dernier, le 4s apparaissait la veille du grand départ de Steve Jobs. Parmi ses caractéristiques, on remarquait un appareil photo dont la définition était de 8 mégapixels et la vidéo de 1080p.
Bref, en quatre ans, le « Kodak » du iPhone a quadruplé sa définition, est passé d'un VGA bas de gamme à du HD très acceptable et s'est doté de fonctions logicielles permettant de mieux cadrer ou de mieux préciser sa photo. Pourtant, du temps du 3GS, je me souviens de m'être extasié sur la qualité des clichés que cet appareil pouvait croquer, même si j'ajoutais invariablement que « c'était pas si mal pour un téléphone... ».
Mais trêve de bla-bla, passons aux preuves de cette évolution. J'ai rassemblé les quatre modèles de iPhone et je leur ai fait photographier la même chose sans me casser la tête. Ensuite, j'ai comparé les résultats et je vous les ai mis en ligne pour que vous puissiez comparer. Pour ce faire, cliquez sur les vignettes.
Photoshop n'a été utilisé que pour réduire la taille de la plupart des photos. À défaut, vos fureteurs Internet auraient mis beaucoup de temps pour les afficher. Je n'ai évidemment pas modifié les cadrages, les couleurs, les tonalités ou l'éclairage.



Voilà pour quatre an d'évolution. Quand les ingénieurs et les mercaticiens s'arrêteront-ils pour souffler, pour nous foutre la paix rien qu'un peu ? Jamais. Pourquoi le feraient-ils ? La concurrence qui s'agite dans leur dos est vive. On peut aisément présumer que dans quatre ans, la définition photo aura encore une fois quadruplé, à tout le moins, pour atteindre 32 mégapixels. Et je vous fais grâce des gugusses qui accompagneront inévitablement cette abondance !
Mais il y a un problème. Une photo de 32 mégapixels, ça doit bien faire dans les 12 ou 15 Mo. Croyez-vous vraiment que dans quatre ans d'ici les fournisseurs Internet seront en mesure de nous offrir, à prix abordable, la bande passante nécessaire au trafic de photos offrant une telle définition ?
Poser la question, c'est y répondre.