Les iMac d'Apple ont toujours été des ordinateurs très populaires. Ils déferlèrent il y a treize ans sous forme ... d'aquarium (ci-après à gauche), puis de ... lampes de chevet (ci-après à droite). Mais depuis 2004, ils ressemblent à des moniteurs où on aurait camouflé une machine intelligente suffisamment puissante. Par exemple, le iMac qui m'a tenu occupé une partie de la fin de semaine (photo ci-haut) est un quadricoeur Core i5 (Intel) cadencé à 2,7 GHz, avec 4 Go de RAM (DDR3), 512 Mo de mémoire graphique (GDDR5), 1 téraoctet de rangement sur disque et avec des pixels à ne plus savoir quoi en faire (2560 X 1440).
Or, au dire de sa proprio, cette belle bête présentait trois problèmes. Primo, la madame s'était fait dire par son beau-frère qu'à 1 700 $, avant les taxes, elle l'avait payé « b'en'que trop cher ». Deuxio, le misérable lui avait présenté des pages Web où on qualifiait cette machine de citron. Dieu du ciel ! Tertio, la pauvre ne pouvait plus utiliser ses logiciels Windows; le vendeur lui avait pourtant dit que « ça pouvait s'arranger ». Hum ! 
Heureusement que rien n'arrête le chevalier intrépide que je suis, surtout quand il s'agit de libérer une dame aux prises avec des méchancetés et des misères. Sans hésiter, tagada tagada, je galopai vers les injustices à sabre déployé en criant « Sus aux beaufs et aux vilains » ! Au terme, presque ... dix heures plus tard, mon héroïne était devenue toute ravie, associant désormais la possession de son iMac à bonheur et félicitée.
Si vous me permettez de vous narrer ma geste, sachez que dans un premier temps, je lui ai fait la démonstration, à la malheureuse, qu'elle ne s'était pas fait avoir, qu'il n'y avait pas d'odeur de soufre autour de la facture de 1 700 $.
La loi numéro 1 que tout consommateur informatique doit respecter, c'est de pouvoir comparer les pommes avec les pommes. Justement, un survol des grandes surfaces nous démontre que, ces temps-ci (p. ex. chez Future Shop), on peut s'acheter un quadricoeur i7 (3,4 GHz) de marque Gateway, un PC nanti de 16 Go de RAM et de 2 To de rangement sur disque, avec lecteur Blu-Ray et dispositif WiFi, pour 1 200 $. Impressionnant ! Voilà de quoi faire manger de la poussière au iMac à 1 700 $. Le problème, c'est que contrairement au bidule d'Apple, le rutilant Gateway n'a ni moniteur, ni caméra Web, ni haut-parleurs, ni casque d'écoute, ni microphone, ni ensemble clavier-souris Bluetooth; il faut magasiner pour compléter. Par contre, il dispose d'un lecteur Blu-Ray, techno que la bande à Jobs boycotte.
En faisant marcher sa souris, on peut dénicher un moniteur de 25 pouces HP (produit correct, mais de qualité moindre) pour quelque 200 $, une caméra Web Logitech ou Microsoft pour un prix moyen de 80 $, des haut-parleurs et un casque d'écoute combiné micro, des bidules Logitech offrant une qualité comparable, pour plus ou moins 180 $, et un jeu clavier-souris Bluetooth pour environ 100 $. Faites le total, et votre PC Gateway vient de vous coûter 1 760 $. Qui plus est, une fois installé et prêt à ronronner de bonheur, il faut lui ajouter un antivirus, produit essentiel (je pèse mes mots) pour lequel vous devrez débourser 25 $ par année (en moyenne). La finale ressemble donc à 1 785 $. (1)
À ce prix, vous avez une tourelle noire de dessous de bureau à laquelle vient se brancher une nasse de câbles électriques et électroniques qui feront saliver votre chat. Le iMac lui, n'est qu'une télé de 27 pouces sans rien qui traîne par terre. Le système d'exploitation du PC est l'édition familiale « Premium » de Windows 7, un très bon produit. Par contre, celui du Mac est « Lion », la version 10.7.1 du Mac OS X. En termes d'évolution, c'est une mouture qui se situe entre Win 7 et Win 8 devant apparaîtra à l'été 2012.
« Conclusion, le Gateway est un peu plus cher que le iMac, assénai-je à mon héroïne, mais sa puissance est supérieure et sa capacité de stockage deux fois plus généreuse. Quant au reste, l'ordi d'Apple semble l'emporter. En bref, madame, personne ne vous a truandée en vous prenant 1 700 $. On ne vous a tout simplement pas fait de cadeau. »
Quant à la mauvaise réputation du iMac 27 pouces, elle a été gommée, les problèmes ayant, semble-t-il, été réglés. Mais, effectivement, au lancement de ce modèle d'ordi durant l'hiver 2009-2010, les plaintes abondèrent: fonctionnement erratique du processeur, écrans craqués, bruyant ou jaunâtre et, de façon intermittente, scintillation exagérée, distorsion dans l'affichage et invasion de barres horizontales de 3 pouces. « Tout cela, Madame, est maintenant loin derrière, fis-je. C'est ce qu'on m'a juré chez Apple ». Elle émit alors un long soupir de relaxation.
Confession ? Avant de toucher au iMac de ma voisine cyber-éplorée, je n'aurais jamais considéré cet ordi dans mes options d'achat. N'est-ce pas là une boîte fermée périlleuse à bricoler ? J'aime pouvoir bidouiller mes machines, leur ajouter des dispositifs permettant ceci ou cela. Avec le iMac, tout doit se faire à l'externe, ce qui finit par coûter plus cher. Mais la dame n'en avait rien à cirer du bidouillage. Son iMac servira à la petite bureautique tranquille, au courriel, au furetage Web, à Skype, à la photo et au divertissement.
Ses besoins logiciels se limitant à Word, Excel et PowerPoint, elle s'est achetée Office:mac 2011 un produit Microsoft dont l'édition « Famille et étudiant » se vend moins de 130 $. Eut-elle choisi d'être sous PC, il lui aurait fallu acheter la même édition dans le giron de Microsoft Office 2010, un produit vendu (chez le même Best Buy) quelque 20 $ de plus.
Demain, je vais continuer mon chevaleresque récit en vous expliquant l'avantage ultime du iMac sur le Gateway de Future Shop, si tant est qu'il y en ait, soit sa possibilité de lui ajouter Windows 7 en amorce. En un mot, je vous expliquerai comment j'ai triomphé de mille et une sournoiseries pour arriver à nantir celle qui m'appela à son secours, d'un ordi biculturel Mac OS X Lion et Windows 7 64 bits.
Au plaisir !