Le mois dernier, j'amorçais ici même une discussion du fait de Win 7 Home Security 2011, un de ces produits malveillants que les Anglo-saxons appellent « scareware » et que moi, tout ficelé dans ma québécitude 101, je traduis par « épouvanticiel ». Dans les commentaires, on s'informa rapidement si de tels produits frappaient du côté Mac de la Force, puis, comme rasséréné, on continua à échanger, tenant pour acquis qu'il s'agissait d'une plaie d'Égypte caractérisant la plate-forme de Microsoft.
Or, voilà-t-y pas que depuis quelque temps, des utilisateurs de Mac en nombre croissant se disent victimes d'une chtouille similaire appelée Mac Protector. C'est ce que je viens d'apprendre en effectuant ma visite routinière chez Malwarecity.fr.
Comme ses semblables sous Windows, ce produit malveillant désigné, outre-mer, sous le vocable américain « rogue », s'attrape en ouvrant certains sites référés par Google. Dès lors, une séquence de fenêtres s'enclenche en rafale pendant laquelle un soi-disant logiciel antivirus apparu de nulle part effectue un scan du système. Comme il se doit, une pléthore de problèmes est décelée, face à laquelle l'utilisateur se fait fortement suggérer d'acheter la solution de Mac Protector.
À défaut, il est harcelé de fenêtres qui surgissent inopinément, incluant celles de sites ... pornos, même s'il n'en est pas consommateur. Achète, achète pas, le système du Mac se retrouve modifié et nécessite une intervention urgente.

Pour en voir des prises d'écran, cliquez sur l'image ci-haut. Vous serez alors sur le site de Malwarecity où vous retrouverez notamment une méthode pour vous en débarrasser, méthode beaucoup plus simple que dans le cas de Windows et de Win 7 Home Security 2011.
Si vous ne la comprenez pas et que vous savez lire l'anglais, consultez cette page de Bleepingcomputer.com. On reprend la démarche, mais de façon beaucoup plus détaillée et avec de nombreuses illustrations.

Puisque le Mac OS X exige un mot de passe pour installer quoi que ce soit qui vient bidouiller le système, il est exact de dire que Mac Protector ne s'installe pas de lui-même; c'est l'utilisateur qui le fait. Évidemment, le malheureux a été leurré par une bricole (JavaScript) qui a su tirer profit du manque de vigilance du fureteur Safari.
Ce qui signifie que le monde du Mac est à risque, lui aussi, affirmation qui ne pourra que plaire à ceux de l'écosystème Windows qui détestent Apple, ce qui ressemble au syndrome de l'inondé richelois (1) qui se réjouit de la sécheresse normande (2), n'est-ce pas.

(1) Gentilé pour les résidents de la vallée du Richelieu présentement inondée.
(2) La région française de la Normandie fait actuellement face à la sécheresse.
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Nelson Dumais - www.nelsondumais.com