Les attaques du crime organisé contre les utilisateurs de machines intelligentes sont de plus en plus fréquentes, vicelardes et épeurantes. Ils sévissent sur le Web, dans les systèmes de courriel, dans les réseaux sociaux et dans les dispositifs mobiles. Les malfrats savent embaucher des geeks doués et habiles qui ne cessent de bricoler de petites horreurs grouillantes dont l'ADN les prédispose à se glisser par toutes les fissures, aussi infimes soient-elles, dans la toile du cyberespace. Tant et si bien que se prémunir contre ce volet sordide du progrès techno est devenu LA chose à faire.
Mais comment ? Est-ce que faire preuve de bon sens, se servir de sa tête et se renseigner sont des moyens suffisants ? Plus maintenant. Désormais, il est devenu de rigueur que l'on prévoit le pire en s'assurant d'un bon système d'archivage de ses données, d'un bon système de remise en fonction du système d'exploitation et d'un bon système de sécurité.
Oui mais lequel ? C'est qu'il y en a pour tous les goûts. Prenez le cas de BitDefender, un excellent logiciel, dit-on, sur lequel Mme Samya Ihammouine, gestionnaire de la communauté BitDefender pour la France, attire notre attention ce matin. Le problème, s'il passe pour être « numéro 1 » sur certains sites Web, dont AV-Test, il ne fait pas consensus. Pour AV-Comparatives, site tout aussi crédible qui lui accorde tout au plus une mention bronze, c'est F-Secure qui est déclaré le meilleur. Avant c'était Kaspersky, Eset, Avira et Symantec. À Montréal, l'entreprise qui m'a naguère évangélisé sur les bienfaits quasi miraculeux d'Eset NOD32 fait maintenant dans la gamme Avira et, de plus en plus, distribue Malwarebyte, la version Pro d'un antiespiogiciel très populaire qui arriverait, dit-on, à débusquer avec succès les pires chtouilles.
Comment s'y retrouver ? Le mieux semble être ne pas prendre de chance et d'opter pour un des noms qui, récemment, ont été désignés comme numéro un quelque part où les analyses semblent crédibles, c'est-à-dire BitDefender, F-Secure, Kaspersky, Eset, Avira, Symantec et Malwarebyte. On peut même les essayer avant de se faire aller la carte de crédit. Par exemple, illustre Mme Ihammouine, on peut se télécharger une version d'évaluation des produits BitDefender en cliquant ici.
Quelle époque, Dieu du ciel, quelle époque !
Quelques petites vites:
Nbourre, un commentateur régulier sur ce blogue, attire notre attention sur un article du Globe And Mail concernant Netflix, un service Web anglophone destiné aux téléphiles et aux cinéphiles canadiens. Il semblerait que l'industrie de la télévision soit en train de grenouiller auprès du CRTC pour que ce commerce à 7,99 $ par mois soit réglementé. En un mot, la concurrence serait insoutenable. En tout cas elle l'est à l'heure où les gens enregistrent les émissions et les séries qu'ils veulent visionner (pratique illégale au sens de l'inapplicable et politiquement non modifiable loi canadienne). En effet, pourquoi payeraient-ils le gros prix à Bell, à Cogeco ou à PKP alors que pour quatre fois moins cher, ils peuvent avoir sensiblement le même service ? D'où les pressions sur le CRTC.
Mais attendez ! Prenez le cas récent de Telus. L'entreprise pancanadienne lançait récemment le service Télé OPTIK, un système évolué de télé HD dont vous pouvez admirez les avantages en visionnant un clip promotionnel qui dit presque tout. Si, à 26 ou 31 $ par mois, c'est quatre fois plus cher que Netflix, Telus arrive quand même à intéresser les gens en leur parlant de combo. Pour s'y retrouver, il faut se rendre sur cette page du site Web de Telus Québec (sinon ici et tapez 723 à la droite de l'indicatif 418 en bas de la page) et survoler les divers forfaits possibles. Vous constatez que pour une somme mensuelle variant entre 53 $ et 98 $ par mois, vous avez de deux à quatre services de télécoms par mois. Cher ? Noui ! Moi qui suis présentement épivardé entre Oricom/Rocler pour ma haute vitesse Internet, Rogers et Telus pour ma mobilité et Bell pour ma téléphonie, je trouve que non. Mais il se peut que votre situation soit plus avantageuse que la mienne.
Du côté de Rogers, on ne plie pas l'échine non plus. Ainsi, la géante torontoise vient de doter le Centre-ville de Montréal d'un Centre d'innovation sans fil où elle expose ses solutions d'affaires sans fil et où, avec ses partenaires technos, elle « donne accès à un écosystème d'experts en technologie sans fil » dont le mandat vise les problématiques d'affaires. Ici aussi, il y a une vidéo que l'on peut visionner pour se faire une tête. C'est le genre de truc corpo avec des types cravatés qui sourient, mais c'est quand même bien fait et ça se regarde. Il semble y avoir des trucs pétés que l'on peut voir à l'œuvre. Cela tend à placer le câblodistributeur Rogers (c'est ainsi qu'il a débuté en affaires) dans une globalité hi-tech de services en télécoms, ce qui diversifie ses sources de revenus. Si Netflix lui gruge sa clientèle télé, l'entreprise ontarienne peut brandir toute sa palette de services désormais essentiels et offrir des combos.
Pour changer de sujet, un mot sur Marcel, un habitué de cette chronique, qui éprouve des difficultés à lire les caractères ici même sur ce nouveau site. « J'ai un écran de 22″, écrit-il. Mon niveau de zoom du navigateur est à 175 %, ma configuration de Windows concernant la taille du texte est au maximum. Je n'ai pas de difficulté à lire sur la majorité des sites que je consulte. Mais là, avec votre site Web, j'en arrache » Ouin ! Je ne sais trop quoi répondre. Étant devenu presbyte (ô vieillesse ennemie... », je suis très sensible à ce genre de remarque. Ici, sur un moniteur de 20 pouces dont la résolution d'écran est à 1680 x 1050, j'arrive, sans trop m'étirer le cou, à lire mes chroniques et vos commentaires avec un affichage à 100 % (« petite, par défaut ») dans le panneau de contrôle de Windows 7 et également à 100 % dans Firefox 4, Internet Explorer 9, Chrome 10 et Opera 11. Mais pour être vraiment à l'aise, je vous avoue agrandir à 125 %. Bizarre ce qu'écrit Marcel ! Quelqu'un éprouve-t-il la même difficulté ou connaît-il le pourquoi d'un tel désagrément ?
Voilà pour aujourd'hui ! Merci de m'avoir lu et à la semaine prochaine.
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Nelson Dumais - www.nelsondumais.com