Le mérite d'une personne n'est pas le statut qu'il aura obtenu au zénith de sa vie, mais bien plus le chemin parcouru entre le début de sa vie et le moment présent.
Un des mensonges officiels de notre société est de dire que nous sommes tous égaux et que nous avons tous les mêmes chances de réussir dans la vie.
Croyez-vous vraiment cela?
C'est le hasard qui fait que vous vous retrouvez dans un contexte plus favorable ou moins favorable. L'enfant qui naîtra dans un pays développé aura plus de possibilités que l'enfant qui viendra au monde dans un pays en émergence.
Nous ne devrions jamais évaluer la réussite de quelqu'un par la fin de son œuvre, mais plus par les étapes franchies du début jusqu'à la fin de son parcours.
Prenons l'exemple de deux présidents de compagnie. Monsieur X a hérité de l'entreprise familiale. Monsieur Y, lui, a dû gravir toutes les étapes entre le simple employé jusqu'à la présidence de la compagnie.
Utilisons l'exemple fictif suivant : sur la grille des échelons de la réussite, Monsieur X est parti de l'échelon 12 pour se rendre à l'échelon 22. Monsieur Y est parti de l'échelon 2 et il a atteint lui aussi le niveau 22. Tous les deux sont actuellement des dirigeants efficaces et prospères. Mais dans les faits, l'un a progressé de 10 paliers tandis que l'autre pour être rendu au même niveau a franchi le double des échelons!
Laquelle de ces personnes croyez-vous qui a le plus de mérite? La réponse n'a pas d'importance. Ce qui est vraiment important, ce sont les efforts déployées pour arriver à la réussite. C'est cela qui reste à l'intérieur de soi.
Ce sont les efforts qui font la vraie satisfaction. Il ne faut jamais oublier de juger son succès par le degré d'application et les sacrifices nécessaires pour l'atteindre.
Pour terminer, voici l'histoire de deux jeunes étudiants qui ont suivi le même cours de mathématiques. Le premier avait une très grande facilité pour les mathématiques et le second n'avait vraiment pas la bosse des maths. Il craignait même échouer le cours qui l'aurait empêché de passer son année scolaire. Le premier termina assez facilement son trimestre avec la note de B tandis que le second a dû redoubler d'ardeur pour décrocher la même note de B. Le second avait l'urgence de produire, c'était une question de survie, mais pas pour le premier.
La satisfaction du second a été beaucoup plus grande que le premier, car il avait repoussé ses limites de comphrension et il avait réalisé par cet accomplissement personnel que rien ne pourrait plus l'arrêter dans l'avenir. Il avait placé une valeur à ses sacrifices et efforts. Mais surtout, et sans le savoir, il se préparait mieux pour les prochains grands enjeux de la vie.
À surveiller... les Deux minutes du coach seront publiées sur Estrieplus.com en août!