Laissez-moi vous parler d'un couple remarquable, Jeannine Brossard et André Bresse, les deux propriétaires du nouveau gîte Le Pavillon des mésanges qui a pignon sur la route 112 depuis peu. Dès ma première rencontre avec Jeannine, j'ai été inspirée par sa fougue. Où trouve-t-elle cette énergie pour entreprendre un commerce de cette envergure et quelle est sa motivation? Voici donc un résumé de ce que j'ai retenu de l'entretien que le couple m'a gentiment accordé.
Commençons donc par Jeannine:
Il y a une vingtaine d'années, Jeannine, qui était propriétaire d'un salon de coiffure à Sainte-Julie en banlieue de Montréal, vend son commerce pour venir vivre avec son mari Jean-Claude Van Grimbergen. Celui-ci est né à Sherbrooke et Jeannine est conquise par la beauté de notre paysage; les montagnes, les vallons et les grands espaces qui nous entourent la séduisent. Elle décide donc de s'y installer à demeure rue Gosford ramenant son mari dans son pays natal pour son plus grand bonheur. Durant cette période, Jeannine fait de la coiffure à domicile. Curieuse et dynamique, elle profitera de l'opportunité que lui offre André Rodrigue d'observer son travail de menuiserie à son atelier. C'est ainsi qu'elle suivra une formation par la suite à la polyvalente à East Angus. Quelque temps plus tard, le destin frappe Jean-Claude d'un AVC qui le laissera affaibli durant sept années avant de l'emporter pour un autre monde. Jeannine en prendra soin jusqu'à la dernière minute. C'est avec émotion qu'elle m'avoue que c'est grâce à l'encouragement de son mari si elle est l'entrepreneure qu'elle est devenue aujour-d'hui.
Et voilà André:
C'est durant la longue maladie de Jean-Claude qu'André fait son apparition. Il a une ferme laitière à Ascot Corner et donne main-forte à Jeannine pour l'entretien de sa maison et pour les soins à prodiguer à son mari. Deux ans après le décès de son mari, soit durant l'année du grand verglas, Jeannine et André décident de vivre ensemble et de créer leur propre emploi. C'est ainsi qu'il y aura l'acquisition de quelques chalets et plus tard d'une grande maison à Bury qui deviendra une résidence touristique pour recevoir des réunions de famille et des mariages champêtres. Ils s'affairent à travailler au gîte de la maison de Dudswell. Ils y offriront un service de randonnées de calèche et des locations de territoires de chasse. Plus tard, ils décident de vendre la ferme de Dudswell et s'installent dans leur ferme de Bury. La vocation de la maison de Bury, qu'on nomme la Mésange des bernaches, est encore en vigueur aujourd'hui. Les affaires vont bien et la clientèle vient de partout, même d'Europe.
Il y a deux ans, Jeannine parlait de prendre sa retraite. Vu la grande demande d'hébergement, le couple loue le Pavillon de la montagne, qui était vacant, pour le préparer à recevoir une équipe de hockey d'une cinquantaine de personnes. Le couple a vite détecté le potentiel de l'endroit et en ont fait l'acquisition. Depuis, on peut voir le Pavillon se transformer à vue d'œil grâce aux habilités du couple et grâce surtout au nombre incalculable d'heures qu'il y consacre. L'endroit sera bientôt entièrement rénové, redécoré et contient 23 chambres, deux spas, une piscine extérieure chauffée. On peut y recevoir des groupes de 40 à 57 personnes à coucher. Afin de satisfaire davantage la clientèle, les propriétaires peuvent retenir les services de traiteur et d'autres services, tels que massage, esthétique etc. L'endroit est accessible pour les fêtes de tous genres: fête de Noël, mariage, réunion familiale de 60 personnes ou moins. Les cuisines sont aménagées afin d'y préparer soi-même la bouffe si on le désire.
Même si des groupes ont déjà été accueillis au Pavillon, l'ouverture officielle a été faite le 7 octobre. Fait à mentionner, l'entreprise emploie sur une base régulière les services de sept à dix personnes de la région.
Selon Jeannine, André est l'homme idéal pour régler les conflits, il est son modérateur par excellence et son homme de main. André, de son côté avoue que la détermination, le dynamisme et l'entregent de « sa » Jeannine le motive. En fait leur complémentarité en fait une équipe gagnante.
C'est pourquoi on peut affirmer que ces deux-là font la paire.