À l'heure où le désabusement est à son comble à la seule évocation des mots élections, campagne électorale ou gestion municipale, il faut certes féliciter les gens de chez nous qui ont accepté de nous représenter au nouveau conseil de Compton. Encore plus les quatre personnes qui se sont même lancées dans la dernière campagne électorale.
Michèle Lavoie
Je ne m'en cache pas, je suis en faveur des campagnes électorales. Je n'aime pas les combats, mais j'adore les débats! Je suis consciente que c'est exigeant, mais convaincue que la qualité de la démocratie en dépend. Dans une communauté rurale comme la nôtre, on dit parfois que tout le monde se connaît et qu'une campagne électorale est superflue. Or, tout le monde ne se connaît pas à Compton. Et même si on se connaît, gérer une municipalité comporte bien des facettes dont il ne me paraît pas exagéré de discuter une fois aux quatre ans. Une élection par acclamation, n'enlève pas aux élus leur légitimité à gouverner, mais une campagne électorale a le mérite d'obliger à certains efforts. Il faut faire du porte-à-porte ou des rencontres pour parler aux électeurs et les entendre. Du côté citoyen, il faut se donner la peine de s'informer pour choisir la personne la plus apte à prendre en notre nom des décisions qui ont une incidence non seulement sur notre porte-monnaie, mais aussi sur notre qualité de vie.
Avec le groupe Femmes et politique municipale, je suis engagée depuis quelques années, mais spécialement depuis le printemps 2009 dans une démarche visant l'accession des femmes et des jeunes aux instances décisionnelles. L'âge mûr et l'expérience sont des ingrédients rassurants dans un CV d'élu municipal, mais notre population est composée de tous les groupes d'âge. Les rencontres organisées depuis le printemps ont permis d'apporter encouragement et soutien à Solange Masson une jeune femme qui fait partie de notre nouveau conseil. Avec Lise Couture, elles seront deux. Il en manque une pour une véritable parité hommes/femmes et un ou une pour une plus grande présence des jeunes. Rassurez-vous, ça s'en vient! Ça s'est parlé sérieusement lors des rencontres.
Le 27 octobre, j'ai eu le plaisir d'entendre les quatre personnes qui briguaient les suffrages aux deux postes en élection. Je ne votais pas, mais je voulais connaître les intentions des futurs élus. Un conseil, c'est une équipe après tout. Des échanges, j'ai retenu, entre autres, une grande volonté de mieux connaître les besoins de la population et tout spécialement des jeunes. J'ai senti chez les quatre candidats une passion pour Compton. En même temps que je félicite très sincèrement les élus, je voudrais qu'ils se rappellent les propos des non-élus qui ont annoncé avec vigueur qu'ils avaient des idées, du temps et un grand désir de mettre leur énergie au service de notre communauté.
Aux conseillers et à la conseillère qui ont choisi de ne pas se représenter, grand merci pour ces années d'engagement municipal! J'espère que Monique va poursuivre ses chroniques dans L'écho sur le thème de l'environnement. Surtout, je souhaite que son expertise, largement reconnue aussi hors Compton, continue d'être mise à contribution par notre nouvelle administration municipale.